Jour 82 – Surf sur l’Atlantique

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Tout près de notre camping, le Truc Vert, on trouve l’Océan Atlantique. Difficile de la manquer vous nous direz. Eh bien, c’est en fait possible parce qu’elle est très bien dissimulé derrière cette typique forêt de pin typique et une longue dune avant la plage. Seul le bruit des vagues, tôt le matin, pourrait la dévoiler.

On est pas ici pour se pogner le derrière, mais pour essayer le surf; Patrick part en mission ce matin. Après le déjeuner, il se dirige vers la plage espérant trouver une école de surf qui pourra faire de nous des pros…(on peut toujours rêver).

Derrière la dune et pour la première fois, Patrick aperçoit l’Atlantique dans toute sa beauté. Le drapeau jaune est levé ce matin, donc les vagues sont d’une belle taille! Est-ce une bonne nouvelles ou le signal de notre mort imminente? On verra. Deux écoles de surf on pignon sur la plage. L’une d’entre elles sera choisi selon un système complexe de sélection analysant une série de donnée et de manière scientifique. Le petit local de gauche, peint tout en noir est vraiment cool; école de surf choisi! On a rendez-vous à 11:15.

Retour au camping et annonce à la famille qu’il rencontreront bientôt le doux baisé d’une planche dans le front. L’enthousiasme est palpable. Annik a toujours rêvé d’avoir les belle gencives d’une octogénaire et Océanne trépigne à l’idée d’être devoré par un requin. Ça va être cool!

Vers 10:50 on descend à la réception. Comme on peut faire du surf, l’idée est de garder notre site pour une autre nuit. Assez vite, on comprend qu’on a un problème qui faudra régler rapidement. On doit absolument bouger de notre site d’ici 10 minutes et on doit être sur la plage dans les prochaines minutes. Annik a beau négocier à grand coups de lance-flamme et de sorts de Pokémons, rien y fait, ils sont juste trop fort.

Le résultat; ils nous oblige à déplacer tout notre stock sur un autre site. Par ailleurs, ils ne savent toujours pas où le nouveau site sera situé, donc selon leur logique sans faille, nous devrions ramasser toutes nos choses dans les 5 prochaines minutes, tourner en rond avec nos vélo jusqu’à leur signal, et aller se réinstaller Dieu c’est où et quand!

Il y a rien a faire, c’est décidé, il vont nous faire suer. Ce serait logique qu’on nous accorde le site sur lequel nous somme déjà (et qui n’a absolument rien de spécial), et ensuite donner un autre site à la famille qui est même pas arrivé… Mais ça, ce serait nous donner raison!

On a simplement pas le temps de niaiser si on veut pas perdre notre « cash » à l’école de surf. Finalement, Annik suggère qu’on déplace notre stock en vitesse, et pour quelques heures, sur le coin du terrain des voisines allemandes à qui nous avons brièvement parlé hier. Patrick et les enfants roulent en fou dans le camping, se « garochent » en bas de leurs vélos et commencent à bouger frénétiquement leur stock à quelque pieds (quel connerie!). Patrick parle à la jeune allemande, qui est seul à ce moment là. Il essaie de lui expliquer, dans son allemand qui contient un incroyable vocabulaire de deux mot, qu’ils n’ont pas le choix d’accepter notre matériel sur leur terrain et qu’on sera de retour dans 3 heures. (L’explication est également fait en anglais et en français, ce qui semble donner plus de résultats)

Maintenant, on descend comme des dingues sur les petites routes du camping, roule sur le petit chemin menant à la dune, attache les vélos autour d’un arbre et cour finalement sur le long plancher de bois menant à la plage. On arrive finalement quelque minutes avant 11:30….ouf!

Dans tous malheur se trouve du bon. Parce qu’on est à la presse, les enfants n’ont pas trop le temps de s’imaginer périssant dans les vagues (Quand même impressionnante en ce moment) On enfile nos wet-suit et se prépare pour le grand moment. (On adore l’effet moulant sur nos corps d’athlète – t’a beau avoir de superbes « body » comme les nôtres, t’a toujours l’air d’être emballé dans une toile de piscine…)

C’est l’heure, on nous donne des planches gigantesque arguant qu’on risque d’être très très mauvais et que ce sera plus facile de flotter sur un objet de la taille du Paraguay. Quand t’a jamais transporté ça sur la plage, t’a toujours l’air un peu épais à tenter de marcher relaxe comme un surfeur. En réalité, t’a plus l’air d’un ivrogne sur une fin de brosse se battant avec ses « loafer » plein de sable – enfin on a l’air twit!

Le cour est assez sommaire; comment glisser, nager et se lever. Y a pas de miracle, il va falloir aller dans l’eau si on veut faire quelque chose; c’est de la pratique!

La session dure une heure trente et Mika sort gagnant, dans sa progression, avec trois belles « rides » debout. Bravo! Tout le reste du groupe s’en tire assez bien mais avec moins de succès visible. Se lever demande une bonne force du haut du corps, et nous, on a seulement des super mollets! De tout façon, les résultats sont pas super important. C’est vraiment super amusant même si on arrive seulement à se faire glisser sur le ventre. Bon, les vagues sont un peu chaotique, et on fini tous par prendre la tasse, mais on s’améliore rapidement. Si ce n’était pas de la fatigue, on finirait tous par se lever. On se promet d’en refaire sur la route Royan.

Retour au camping, et on sait finalement où on doit déplacer nos tentes; deux site plus haut. (Aller comprendre!) Elen, notre voisine, parle bien anglais et se montre très compréhensive du bordel qu’on lui a laissé. Elle est accompagné de sa fille de 14 ans (Eva) et de son ami Pina du même âge. On se tape un dîner par terre sur notre double toit pendant que les jeunes filles voisines se montrent curieuses de nos façons de faire. Elles nous observent avec intérêt. Les jeunes filles se décident finalement à venir voir Océanne, et elles l’invitent à aller sur la plage avec eux. Elle est d’accord et on convient de la laisser partir (nous la rejoindrons plus tard)

On passera finalement l’après-midi avec eux à prendre un verre sur la plage (yes! on a de la glace). Elen est super sympathique et on apprend plein de choses sur l’Allemagne et sur la région de la côte atlantique qu’elle connaît très bien. (Elle non plus ne s’explique pas pourquoi toute l’Allemagne est ici).

En soirée, on soupe ensemble au restaurant et on peut désormais parler un peu allemand. il y a quelques condition par contre. Ce qu’on peut expliquer doit absolument impliquer un chien, un chat et une plage. Dans l’histoire, les animaux doivent exclusivement se dire bonjour et merci – en connaissez vous autant?

Bonne nuit!

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