Lorsqu’on visite un endroit, qu’on a aimé et qu’on le quitte avec regrets on a souvent ce petit pincement au cœur. On regarde une dernière fois en essayant de ressentir au maximum ce qui nous plait ici, vivre l’émotion une dernière fois et tenter de l’enfouir en soi pour toujours.
Si nous sommes revenu à la Dune du Pyla après près de 20 ans, c’est qu’on a jeté ce dernier petit coup d’œil avec la même émotion que nous avons aujourd’hui. À l’époque, nous étions d’accord pour dire que c’était un de nos endroit préfèré sur terre, et on croit encore la même chose au moment de quitter ce matin. L’inévitable au départ est de croire que ce sera notre dernière visite d’une vie qui passe si vite. Après deux détours dans cet endroit fabuleux, comment croire qu’on y reviendra encore; ça semble encore plus à des adieux.
Salut la Dune!
Comme un coup de téléphone d’adolescent, au moment de sortir du camping, la pluie commence abruptement. On pourra dire, une autre fois, au revoir. On s’arrête et on attend longuement la fin de l’orage. C’est la fin à nouveau, on s’en va maintenant . Les choses le veulent autrement. On a pas fait dix pieds qu’un des freins de Mika se bloque pour une réparation inévitable. Ses câbles de freins originaux sont si « cheap » qu’on sera bon pour des troisièmes adieux. Notre réparateur en chef devra changer câbles et gaines sur les freins arrières du vélo de Mika.
Les filles et Mika se bourrent la face au restaurant pendant que papa est à genou en train d’essayer de réparer.
J’aurais dû prendre un cour de mécanique avant de partir!
Finalement les adieux finaux! On part sous un temps très incertain entre des orages très brèves, un soleil très chaud, et ainsi de suite. C’est chiant parce que ça nous oblige à continuellement s’arrêter pour adopter notre habillement en conséquence. (Y’a pire, on en convient, on suppose que se taper l’intégrale des épisodes de Symphorien est beaucoup plus douloureux)
Notre objectif est de se rendre jusqu’à Archachon pour ensuite traverser le bassin du même nom, en bateau jusqu’à l’autre côté. L’idée, c’est de faire le reste de la côte atlantique jusqu’à Royan, dans l’espoir de faire du surf! Patrick, veut essayer, est tout le monde est obligé de le suivre!
La route de pierre de Cap Ferret jusqu’à Royan est d’environ 125 km. On croit avoir à rouler environ 3-4 jours parce qu’on va prendre ça cool! À Cap Ferret, c’est un autre monde; la petite Allemagne. Il y a des allemands partout, et l’autre surprise, c’est qu’il y a des vélos sur chaque trottoir et chaque rue. On est passé d’un monde à l’autre, comme si en prenant le bateau, on était passé dans le warp zone du niveau 2-1 de Mario. Tout est différent, la ville, le vibe; très très agréable. À part la pluie qui part et qui s’arrête tout est parfait.
Le bateau prit, la bassin traversé, la dune nous fait encore un dernier clin d’œil. De l’autre côté, on l’aperçoit en un seul morceau embrassant la mer; une perpective toute neuve pour une vielle amie. On fini par la voir disparaître sur la piste cyclable menant au camping « Le Truc Vert » (on aime le nom – on espère juste qu’il n’a pas été inventé par un propriétaire sur le point de perdre sa bizoune suite à une infection)
Il y a près de 350 sites ici, et on passe proche de ne pas avoir de place. L’endroit est plein des même allemands que nous avons vu en ville. Ce qui est surprenant c’est que bien des gens dorment dans des tentes ici. C’est une surprise parce que jusqu’à maintenant le luxe des caravanes et des petits bungalows sont plus la norme que nos pauvres petites tentes.
Les voyant en grand nombre, on prend conscience que le design de tentes à évolué au point d’être comparable à des bunker anti-nucléaire ou à des tentes de spectacle du Cirque du Soleil. Juste à côté de nous, la plus grande tente jamais vu de notre vie. On se demande de quoi elle a l’air une fois plié. En voici la description; à l’avant, vous trouverez une section qu’y pourrait être qualifié de salle à manger où on trouve une table et 6 chaises. (Il faut aussi transporter ça) À la droite de la tente, vous trouverez, avec surprise, un couloir (oui comme dans un appartement) qui donne à gauche sur trois pièces différentes; deux chambres à l’arrière, et à l’avant près de la salle à manger, une cuisine qu’on peut adjoindre à la salle à manger. Le tout est évidement assez haut pour y faire de la trampoline…à quand le garage attenant? C’est obscène, la plupart des étudiants vivent dans plus petit que ça.
On soupe et on passe la soirée au bar où on discute avec des allemands (il a personne qui parle français de toute façon). À l’intérieur de nous même, on se prépare, nous l’espérons, pour du surf demain!