Jour 77 – La Dune du Pyla – 20 après

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Il y a maintenant près de 20 ans, un groupe de trois personnes, Annik, Patrick et leur ami Jean-Sebastien Langlois faisait un voyage sur la côte atlantique française et se sont arrêté dans un endroit merveilleux appelé la Dune du Pyla. C’est à cet endroit que nous amenons nos enfants aujourd’hui. C’est la plus grande Dune d’Europe qui fait, tout dépendant des moments, entre 110 et 120 mètres. Pour tout dire, ce que nous aimons le plus de cet endroit, c’est sont côté unique; D’un côté la mer avec ses bancs de sables, de l’autre une grande forêt de pins à perte de vue et au dessus le bleu clair du ciel. La dune est comme enserrée entre le vert et le bleu, c’est vraiment très beau.

 

Notre évaluation des distances était toute fausse hier. On croyait pouvoir se rendre à la dune rapidement en moins de 25 kilomètres. C’était évidement sans compter les imprévus et l’imprécisions de nos cartes qui nous amènerons finalement à rouler 45 kilomètres. Après tant d’attente, la journée semble passer à pas de tortue, on a tous hâte de revoir/voir l’endroit dont nous parlons depuis notre départ de Toulouse.

 

Sur la route, on voit bien que le terrain se transforme en une longue série de grandes collines sablonneuses sur lequel la forêt pousse. On s’approche de l’endroit c’est sûr! Question de vraiment faire une belle surprise aux enfants, à la question posée par Mika;

C’est gros comment la Dune de Pyla?

Patrick leur pointe de petites dunes de sable sur la bord de la route, et déclare qu’elle est au moins deux fois plus grande que ça. Mika en revient pas qu’on a roulé des centaines de kilomètres pour quelque chose de moins bien qu’un pit de sable à St-jean Chrysostome! Le premier à apercevoir la Dune, sera Mika. La route prend soudainement un léger virage à droite qui révèle subitement le haut de la dune derrière ses grands pins. C’est la partie nord de la dune, celle où la plupart des touristes visitent. La crête supérieure est emplie de gens, comme peuplé de petites fourmis marchant dans tout les sens et qui donne cet effet incroyable de grandeur. Mika s’exclame:

Woooo, Wow! Elle est là…les filles, les filles l’avez-vous vu?

Difficile à manquer mon petit Mika! Tout le monde est super heureux et on ne peut pas attendre de s’en approcher.

Eh…ohhh… c’est giga… tu m’a menti!

Faites leur croire que c’est petit et ils seront émerveillé par sa taille. Dites leur que c’est immense et ils seront déçu de voir comment c’est petit! Après tant d’efforts, on voulait être sur qu’il trouvent ça gros, et ça a marché!

 

Maintenant, Nous ce qu’on veut, c’est dormir au pied de la dune, comme à l’époque, dans un des campings qui la borde. De là, on sera plus loin des installations touristiques et dans un endroit beaucoup plus tranquille. Après tant d’années, c’est toujours agréable d’essayer de voir si on est en mesure de se rappeler de quoi que ce soit, comme le détail des lieux. La dune elle même change continuellement de configuration, on s’en attendait. Pour le reste, on s’aperçoit que les souvenirs déforment tout, qu’on oublie simplement ou que le temps a tout changé. La route qui se rend au camping semble complètement différente de nos souvenirs; plus vallonnée et plus verte. Le camping où on s’arrête, et qu’on imagine être le même qu’à l’époque, ne ressemble pas du tout à nos souvenirs… la dune, elle, est toujours aussi belle.

 

On s’installe sur place et les enfants ne peuvent simplement pas attendre pour monter la haut…il faudra patienter…les tentes avant.

 

Nous voilà en route vers la dune, placé juste devant nous à moins de 200 mètres. Pour faciliter la monté, le camping a fait installer une échelle en aluminium sur la face donnant sur la forêt. Parce qu’elle change de taille au grès des vents et qu’il ne veulent pas avoir une section d’échelle dans les airs au dessus de la crête, elle est plus courte que la dune. Le résultat fait en sorte que la dernière section à monter se fait directement dans le sable. Au total, il faut monter plus de 300 marches et le dernier quart dans le sable. Ça a l’air de rien, mais c’est une bonne job à arpenter, surtout qu’on ne passe pas le balai souvent ici, les marches sont rempli de sable.

 

On arrive sur la crête avec une petite émotion, celle de revister un viel ami. Cet ami, à maintenant beaucoup plus de « chums », c’est même un « open house », parce que la dune à beaucoup de visiteurs, beaucoup plus qu’à l’époque. Devant, la mer avec ses bancs de sable est littéralement submergée de petits bateaux de toute sorte, et parce que c’est la marée basse, tout ces étendus de sable entourés d’eau sont visité par des plaisanciers. Y a pas a dire, malgré cette forte attendance, c’est toujours aussi beau. Mais avant de se perdre dans nos pensés, on doit faire la fameuse descente en sautant. C’est très à pic, un peu comme les dunes de Tadoussac, mais sans le moindre caillou.

 

Avant d’arriver, les enfants c’était promis de le faire à répétition, mais maintenant qu’ils on goûté à l’ascension, ils se posent des questions sur la pertinence de sauter en bas. Bien sûr, ils s’exécutent et c’est super amusant, mais ils le font en petites sections qui leur permet de remonter assez rapidement vers la crête. Après les sauts initiaux, on s’arrête et on regarde. À notre gauche, quelques dizaines de parapentes qui profite des vents ascendants pour flotter au dessus de la dune. Un d’entre eux, fini d’ailleurs sa course près de nous. Devant nous, la mer à perte de vue et derrière nous la forêt, elle aussi, sans fin visible. (On s’en souvenait d’ailleurs pas). …Breathtaking….

 

On redescend, et on se mérite la chance de prendre l’apéro au bar pendant que les enfants se rafraîchissent dans la piscine remplie de jeunes enfants la couche plein de « pisse » (Papa aime pas se baigner quand l’eau sens l’ammoniac!). Au bar il y a, comme dans bien des campings, de ces vieux jeux d’arcade, qu’on a tous essayé un jour ou l’autre. Dans la tête de Patrick germe une idée qui le ramène un peu à l’adolescence ou même à l’enfance… Et si il dépensait une somme absurde pour finir un jeu d’arcade datant de 1998.

 

Patrick raconte:

Dans les années 80, à Charny, on avait une arcade. On parle ici d’une époque où les arcades étaient vraiment le seul endroit où l’on pouvait jouer à d’excellent jeux video. J’y allait quelque fois en vélo avec un ami ou peu être mon frère, jusqu’à mon père s’aperçoive de ces visites. C’était pas vraiment un endroit pour un jeune de 10 ans avec tout ces ados et leurs mobylettes, j’ai donc cessé d’y aller. Maintenant que je suis adulte, je comprend pourquoi, mais à l’époque j’avais vécu ça comme un petit drame d’enfant. (J’ai pas de séquelle papa!) Je me souviens regarder ces jeunes dépenser des sommes folles dans des jeux comme Joust ou le premier Mario (avec le tableau unique) et rêver de faire la même chose. Tout ces 25 cents et ils était si bon, comment ils faisaient? Après coup, je ne me suis jamais permis de dépenser ce genre d’argent considérant la chose ridicule. Aujourd’hui, c’est le moment de dépenser, je sais pas combien, juste pour le plaisir de réaliser un rêve refouler d’enfant. L’avantage d’avoir attendu, c’est que je vais maintenant le faire avec mon garçon.

 

Le jeu en question s’appelle House of the Dead 2, et les personnages sont en 3D, mais fait de 30 polygones. Comme on dit, un jeu amusant a pas besoin d’être beau. Les plus jeunes le comprennent maintenant, même mieux qu’il y a dix ans, maintenant qu’ils jouent à tout ces jeux rétros sur les Ipod et iPhone de ce monde. On s’attache à nos fusil et on tue du zombie. Évidement, le jeu est fait de telle façon qu’on se fait tuer bien plus souvent que nécessaire. À moins d’être capable de tirer 30 fois à la seconde, vous mourrez inévitablement dans le seul but de remettre des euros dans la machine. Mika s’amuse beaucoup et Patrick, en bedaine dans le bar, (quel classe!) sue comme un gros cochon. Les barmans sont fascinés par la scène. Quel bande d’idiot voudrait dépenser autant d’argent pour finir un jeu? On a estimé qu’avec trente euro, on devrait se rendre à la fin. Au dernier tableau, avec le dernier « boss », on arrive tout simplement pas à comprendre son point faible. On passe Euro après Euro, et on est presqu’à sec…. grrrrr!…. On veut le finir quand même! On cri à Océanne

Va nous chercher du change…vite,vite,vite!

Océanne se dirige au bar pendant qu’on insère notre dernier Euro…. des vrai dingues.. on cri:

Vite, dépêche!

On continue à tirer en essayant d’éviter le maximum de coups…. Finalement on trouve la faille et réussi à finir le jeu (qui par ailleurs, à la pire histoire de zombie connue). En terme d’estimation, on avait vu juste, Il ne nous reste pu une cenne! …30 euros! C’était super, quoi dire de plus. (Annik merci pour ton support pour cette folie – c’est pas grand chose considérant l’argent qui se dépensera ici en 6 mois 🙂

 

Retour à notre site qui est un grand carré de sable. On mange deux « délicieuses » cannes: Des patates au gratin (On cherche encore le gratin) et un couscous à la viande (deux micro-saucisses et deux os avec des échantillons de viande – c’est à la viande ça?). Enfin, satisfaisant si vos attentes se résume à ne pas manger une boîte de carton vide.

 

On retourne sur la dune et essaye d’imaginer ce qu’on pourrait faire de niaiseux. On se demande si on pourrait glisser autrement. On essaie les pieds devant mais c’est pas « vargeux ». Mika décide que la tête première serait potentiellement mieux… trop fou! On se met tous sur le ventre et se pousse avec nos bras pour avancer. Ça n’accélère pas tout seul, mais avec les poussés, on descend quand même rapidement – ça c’est le positif. Le négatif; nous somme désormais attaqué par de minuscules grains de sable, et ceci, dans le moindre petites craques et orifices pour le reste de nos jours.

 

Note de contexte pour le lecteur; Parce que la dune est formée par le vent, les grains de sable sont absolument minuscules, presque comme de la farine. Si le sable vous colle à la peau et que vous ne vous frottez pas vigoureusement après, ils y reste là pendant des jours. La preuve, Océanne à oublié de se frotter le bas de jambes et elle traine une fine couche de sable avec elle depuis des heures.

 

Retour au bas du camp, où on prendra finalement une douche pour se dépoussiérer. Avant le couché, une dernière visite de la dune pour voir le coucher de Soleil… Que dire de plus pour exprimer la beauté? Quel bonheur d’être ici. À demain!

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