Hier soir, on leur a laissé une décision entre les mains des enfants. Quitter ce matin et rouler la moitié du chemin,entre ici et la Dune du Pyla, ou rester toute la journée dans les glissades d’eau et partir demain pour la plus longue journée de vélo de leurs vies (+100km). Ils décideront en faveur du premier choix. En fin de journée, on aura atteint 71km, un kilomètre de plus que notre précédent record.
Nous somme dans la Réserve Naturelle de la Garonne dans ce qui pourrait semblez, pour la plupart d’entre vous, comme un endroit sauvage. Il n’y a bien aucune habitation à part dans les limites des villages, mais la forêt n’a rien de sauvage. L’endroit est intensément exploité pour le bois. Ce que nous considérons comme une forêt chez nous avec sa part de chaos (Plusieurs espèces, des bêtes et autres) ne sont pas ici, De grand pans de la foret sont, ou bien coupés, ou bien le sol a été labouré à la manière d’une agricole pour la prochaine plantation, ou bien la forêt à l’air d’un champs de blé d’Inde. (grands pins en ligne) On s’entend, c’est vachement beau, mais on est loin de la nature du Québec, c’est de l’agriculture forestière. Avec le peu d’espace qu’ils possèdent pour faire pousser du bois, on en comprend certainement les raisons.
La piste cyclable, est vachement bien fait et entretenue. Tout au long du voyage, il n’y aura que quelques périodes où la chaussée sera plus moyenne. Pour le reste, la route est droite, le vent est presqu’absent et on roule dans les 20 à 25 kilomètre heures. On se rendra finalement à Les Salles au camping de la place.
Ils ont une piscine et une glissade (ce qu’ils appelle ici, un toboggan), Au bar/restaurant, la soirée est sous le theme de la moule/frites dansante (AU SECOURS!!). Mais le pire, c’est que dans toute l’histories de la restauration, vous n’aurez jamais vu une bande aussi enthousiasme mais aussi incapable.
D’abord, aucune formation n’a été donné aux jeunes serveuses qui se demande encore comment s’appelle le liquide jaunatre qui sort de cette drôle de machine. A la demande d’une bière, vous obtiendrez invariablement, 100 kilos de mousse qu’elles videront à l’aide d’une cuillère pendant 5 minutes pour finalement en rajouter à nouveau et recommencer jusqu’à la fin des temps.) Sans blague, c’est hallucinant.
Un couple, avec des enfants, attendent les fameuses moules frite depuis plus d’une heure et demi. Ils finiront par simplement quitter avant de se digérer ou de se battre avec le proprio. C’est évident, l’homme et la dame en charge sont propriétaire d’un dictionnaire avec une page manquante; celle où se trouve le mot déléguer! C’est de la pure folie. Deux jeunes filles font théoriquement le service au table et une autre sert le bar. Si vous avez le malheur de payer cash auprès d’une des jeunes fille, elles doivent immédiatement se mettre en mode investigation, car seule la gérante/proprio à la clef de la caisse!!! Le pire est que ça inclu également la seule personne au bar, une autre jeune fille, qui devrait être celle avec la clef. Pourtant non, elle aussi doit aussi courir après… complètement surréaliste.
Les enfants demande une Orangina (directement au bar). La jeune fille est simplement sans mots – il n’y a plus de verre de marque Orangina! Mais comment va t’elle servir se délicieux nectar? Directement dans la bouche du client? Quand vous ne donnez aucun pouvoir à vos employés, vous obtenez ce genre de situation. Les enfants ont beau lui dire de le mettre dans n’importe quel verre, elle n’en démord pas, elle doit poser la question au conseil exécutif…c’est une question beaucoup trop sensible et importante…Au rythme où ils vont, ils perdent facilement la moitié de leurs clients et de leurs ventes. C’est tellement trop, qu’on fini par trouver toute l’affaire assez drôle.
Tout de même une excellente soirée qui se termine tôt dans nos lits (ça s’appelle un lit coucher par terre?)