Mika prend définitivement du mieux, il n’a déjà presque plus de douleur au lèvé. Dehors, après plus d’une semaine de temps très ordinaire, on a du beau soleil. Y a pas à dire, faire du vélo sous les nuages et la pluie, c’est beaucoup moins amusant.
On quittera notre hôtel aujourd’hui dans la même direction, l’ouest. La dune de Pyla nous attend! Il nous reste probablement environ 180-200 kilomètres à faire, qu’on fera en plusieurs étapes.
A l’hôtel, on prend le petit déjeuner. La dame à l’entrée, veut nous faire une fleur en l’offrant gratuitement ax deux enfants malgré leur âges. Elle ignore certainement que, Mika en particulier, mange autant que la population d’un petit pays d’Afrique. (Ça sera pas beau à l’adolescence).
Départ sur la route. Nous roulons une quinzaine de kilomètres et rejoignons, à nouveau, le canal latéral de la Garonne. Un autre 10 kilomètres et nous devons le quitter définitivement pour descendre vers le sud, sur Bazas. C’est un peu triste de devoir laisser le canal derrière nous après plus de 200 kilomètres. L’endroit et magnifique, et disons le, sans dénivelé c’est une gâterie de cycliste. Par contre, à ceux que ça intéresserait, soyez averti; c’est très répétitif. Le canal a presque toujours la même largeur, il y a peu d’animaux, des ponts et écluses à répétitions, le tout sous de grands arbres (la plupart du temps des platanes). La piste, elle, est presque continuellement en asphalte mais les racines des arbres ont tendance à bosseler le terrain, il faut donc être vigilant. Finalement, si il y a du vent, comme la direction générale du canal reste toujours sensiblement la même, vous l’aurez dans la face tout le long, et vous n’aimerez du tout.
Direction Bazas sur une route quasi déserte. On avait oublié les maudites côtes « vénéneuse ». Elles nous rentre dedans aussitôt sorti du tracé du canal, et elles ne sont pas légères. Maintenant, sans le couvert des platanes, on sue comme des malades. On a mal prévu nos réserves d’eau et on est sur le point d’en manquer. Les villages que l’on croise sont parfois si petit qu’il se limite à une coin de rue donc pas de magasins surtout que c’est le 14 juillet.
On roule, et roule et on tombe finalement sur un village un peu plus gros que les autres. L’église, à elle seule, forme 20% de la superficie du village (comme quoi les priorités ont bien changé). Le bonheur; sur la « micro-place » du village, on retrouve une de ces anciennes pompe. Elle a exactement sont apparence original, avec sa longue poignée de pompage, mais elle est maintenant raccordée à l’aqueduc. (L’eau courante du moins), La seule chose à faire est de lever la tige et l’eau coule. On boit, fait des réserves et repart.
On se rend finalement à Axen après un total de 55 kilomètres de route. Avec les pentes d’aujourd’hui ce sera assez. Au centre du village, une église vraiment très grandes et très âgé, qui donne cette touche unique à un village français comme celui-ci. Elle a quelque chose d’un peu bizarre, une touche espagnole sur un vieux bâtiment gothique. On n’y connaît rien, mais elle a probablement été retravaillée avec les époques. Comme, il n’y a rien à faire sur place un 14 juillet, on se dirige immédiatement vers le camping qui s’annonce vraiment bien.
Après la monté d’une autre grande côté, nous voilà au camping. Les enfants crient de joie. Les complexe à trois glissades d’eau, deux piscines, un bateau de pirate, et un autre site , hors eau, qui est en fait un château médiéval avec son village en miniature. Mika « se peut pu », et Océanne, même si elle est moins locasse, est excité.
Les équipements d’eau sont vraiment extraordinaire, c’est bien entretenus et il y a beaucoup d’enfants. Ce qu’il a de différent ici, c’est que la surveillance n’a rien d’un camp militaire (ce qui nous surprend pour un camping français). En fait, la surveillance se résume à vous faire signer un papier à l’entrée qui vous rend responsable de « checker » vos enfants. On connaît maintenant le résultats.
Les enfants font absolument n’importe quoi; certains glissent et décide de boucher la glissade à dix, glisse sur la tête ou se servent d’un autre enfant comme « crazy carpet ». Ça court partout, cri, dépasse les plus jeunes, se pousse… Un peu le chaos. Après s’être plaint si souvent des mesures de contrôle débiles dans les camping, ça a tout de même son charme. En bon père de famille, Patrick doit se lever quelque fois pour avertir des enfants sur le point de commettre des crimes sans non, mais pour le reste, quand même « gerable ». On passe quelques belles heures de fin d’après-midi sur place.
Bouffe au resto, où Mika tente les moules marinières. Ils se présentent avec un grand chaudron. Pour un enfants de 10 ans, et qui pour le dire franchement, ne sait pas si il va aimer ça, c’est peut-être un peu gros. Il est content de son choix, mais après 25 moules, « il a son tas ». Il mangera finalement dans nos assiette, papa a une pizza à la tartiflette (mmmm…roblochon!!!!), Oéanne une pizza végétarienne et Annik une salade au fois gras.
À la fin du repas, les enfant s’empressent de visiter le château médiéval miniature qui s’avèrera un des plus beau système de jeu qu’on a jamais vu … »ever ». Il y a plein d’endroit pour grimper, courrir et le clou de l’affaire, il y a des tunnels, très vastes sous la structure, dans lequel on y a déposé des tonnes de petite roches. Elle sont, si vous voulez, des mines sous le château. Dans cet endroit, vous trouverez des poulies, des chaudières sur rails et autres, de quoi déplacer les roches d’un endroit à un autres. Les enfants capotent complètement sur l’endroit. Évidement, comme la surveillance est absolument inexistante, les enfants font n’importe quoi (à cet heures, bien des parents avec un verre dans le nez et les ont envoyé ici pour s’en debarasser). Un groupe de jeune de 6 ans a conqui le haut de la plus grande tour que l’on doit escalader par l’intérieur. Les petits idiots, montent des tonnes de petites roches en haut et les « garochent » par pelleté sur quiconque s’approche. Grandiose jugement, il va sans dire!
On fini la journée avec un bon dodo, et ici, il n’y a pas de coqs, de chiens, de bébés chats, de moutons qui bêlent ou même d’amoureux à côté. On dort à poings fermés.
