Première journée après l’accident de Mika. Il se sent assez bien pour rouler. Nous irons à la vitesse qui lui convient et pour la durée qu’il pourra endurer. Il a un peu de mal, mais les anti-douleurs devraient faire l’effet souhaité. De toute façon, si ça ne marche pas, on arrêtera tout simplement.
On se lève sous la pluie aux abords de l’écluse de la Gaulette, endroit où nous avons dû tenté hier soir. L’endroit abrite certainement plus de fourmis que d’humain parce qu’en jetant un coup d’œil à travers nos moustiquaires, tout nos sacs sont couverts de fourmis. L’autre surprise est la présence d’un gros escargot sur le « lit » de papa. Sa découverte, mise à jour par le cri de mort d’Océanne, ne manquât pas de réveiller les derniers oiseaux encore endormis au bord du canal. Comment est t’il entré? Ça restera un mystère.
Lentement, dans nos habits de pluie, on se prépare et commence à rouler. On cherche à trouver une épicerie puisque nous n’avons plus rien depuis les événements d’hier. (accident de Mika) La pluie commence et s’arrête, un vrai calvaire pour des cyclistes. Quand il pleut de façon intermittente, on doit s’arrêter pour enlever et remettre nos habits de pluie puisque rouler, avec cet attirail sous la moindre chaleur, vous fait cuire.
Au levé, le vélo de Mika avait un « flat ». On a pas fait 5 kilomètres qu’il en a un autre. L’inspection du pneu fini par la découverte de deux petits débris piquants qui devaient percer le pneu à répétition. (Quand même le 4ème « flat » sur cette même chambre à air)
On roulera finalement 30 kilomètres sans histoire mais la pluie est épuisante. Elle est forte et on est trempé. C’est le weekend de la Fête National en France et, au alentour de Fourque sur Garonne, aux abords du canal, il y une fête de quartier. On y sert de délicieux sandwichs avec saucisses (porc ou merguez) qu’on devraient appeler hot-dog. Ici, par contre, si vous appelez un hot dog… Et bien…un hot dog, la seule chose que vous mangerez, c’est l’argent que vous avez dans les mains. (Ils comprennent pas!!) Il semble que malgrés l’évidente similitude des ingrédients, de la forme et des condiments offerts, ce n’est pas suffisant pour sonner une cloche. Il va falloir les appeler des sandwich aux saucisses si on veut manger. Des sandwich aux saucisses mouillés, il faut le dire, parce que là, c’est reparti très très fortement et ça sera comme ça pour le reste de la journée.
L’état d’urgence est décrété et des mesures exceptionnelles sont envisagés. Il nous faut un abris digne de se nom; la tente ne fait pas le poids. On s’informe et on quitte le tracé du canal pour se diriger vers Marmante, la même ville que Mika à visité en ambulance hier.
Sur la route, on croise des moutons sur des terrains de bord de route. Ils ont été attachés à un poteau et chacun a son petit cercle de gazon à brouter; une tondeuse écologique.
Les enfants ne peuvent pas s’empêcher d’approcher de tout animal croisant leur chemin. On s’arrête et ils tentent d’aller leur toucher. Le plus laid, et la plus loin du groupe est définitivement une leader parce qu’il bêle comme une défoncé tentant probablement d’avertir les autres. Elle a quelque chose du chanteur de Kiss. Le trois autres tente temps bien que mal d se tenir mathématiquement le plus loin des enfant autour de la circonférence du cercle formé par leur corde. On voit bien qu’ils ont peur. A un moment s’approche rapidement du chanteur de Kiss, et celui-ci se met à courir comme un con, en bêlant à tut tête ….. . il court vite vite vite mais rapidement il pond le bout de sa corde. La tête manque d’y arracher, pauvre bête. Comme si rien était, il part dans l’autre direction, et essaye la même manœuvre désastreuses. Il faut partir, sinon on est sur le point, de voir une du sang la tête de James Miller rouler au bas d’une pente gazonné.
Nous voilà finalement à Marmande avec la ferme its toi de visiter le Mcdo dans le. Je de profiter de leur Wi-fi gratuit. On a pas l’intention de faire le tour de la ville sous le pluie pour trouver un hôtel qui ne coûtera pas le prix de F-18. Au Mcdo tout ce qu’on réussi à faire c’est de rester connecter au réseau 13 seconde à la fois, ce qui fait qu’après une heure, Patrick se sacrifie à aller trouver des hôtels sous la pluie battante. Pas très loin, heureusement, on trouve une hôtel IBIS, du très bon marché. Ils n’ont que des chambres double de disponible. On en prend deux pour 98 Euro; les enfants seront dans une, et les parent dans l’autre. Après deux mois et demi à avoir les enfants dans nos shorts, les parents peuvent pas se plaindre de la bonne nouvelle; Caramba!
On peut pas croire qu’on y est jamais pensé! Les enfants sont assez grand pour rester seul dans la chambre à côté. Maintenant, la visite; les chambres du IBIS, sont pas cher mais sont dans l’extrême « basic ». Quatre murs de béton en stuc blanc, un lit avec des draps jetables (eh oui, ça existe), un lavabo directement dans la chambre, une toilette dans un garde-robe et une douche tout de même convenable. On a le câble, et comme à chaque fois où ont a la TV, on devient zombie pour quelques heures. On est trempe, on se fout à poil sur le lit, se tire un drap et faisons des ballounes devant la télé pendant les prochaines deux heures. Le confort….
Ce soir, c’est la finale de la Coupe de Monde et on a rien à manger. Les restaurants tout près sont « bookés » aux oreilles, on doit donc se rabattre sur le restaurant de centre d’achat à 5 minutes à pieds. C’est un concept un peu bizarre; un buffet à volonté (Mais pas vraiment à volonté) dans une ambiance de cafétéria qui essaye d’avoir l’air d’un lounge.
D’abord, vous devez choisir vos drinks avant de savoir ce que vous allez manger. Vous mettez le tout dans un plateau et vous dirigez vers la caisse où vous choisirez un repas principal, payez et obtenez un coupon. De l’autre côté de la caisse; un comptoir où vous devez réussir à décoder l’endroit qui convient à votre choix de menu principale. Ça ressemble, en gros, au « boxing day » devant un énorme comptoir en « U ». Tout le monde se pile sur la tête pour être à l’avant sans trop savoir ce qu’il y a là.
Si vous avez la phobie de dépasser quelqu’un dans une fil, vous êtes dû pour une crise de panique!
Trouver l’endroit où vous diriger avec votre coupon est aussi simple que manger une banane sans l’ouvrir, il y a rien à comprendre… Nous, c’est les grillades, on fini par obtenir notre steak et quelques morceaux de poulets. Maintenant on peut manger des légumes autant qu’on veut, à condition bien sûr, de réussir à ce faire une place d’avant les affamé qui attende dans une des fils qui ne mène nul part. On est convaincu que certains ne savent même plus pourquoi ils sont là et ou ils habitent… Finalement, on mangera un repas raisonnable pour un prix raisonnable
De retour à l’hôtel, on s’aperçoit qu’on a ramené bien plus que nos sacs dans nos chambres. On a fait le plein de passagers clandestins; des centaines de fourmi. Plus tôt au Mcdo, Annik avait vidé le sac de guidon de Mika après la découverte d’une colonie de petites bêtes à 6 pattes. On aurait dû se douter qu’on en avait encore sur nous. Au moindre déplacement de sac, d’ouverture de zipper, des fourmis s’échappent. La scène est ridicule, on écoute la télé et relaxe. À tout moment, quelqu’un se lève et tue une fourmi sur le mur, par terre ou dans notre lit. On essaie de s’imaginer la « femme de ménage » frottant des petites tâches au mur en se demandant qu’est-ce qui est arrivé ici.. C’est certain qu’elle va le savoir assez vite, il en reste sûrement des vivantes quelque part)
On écoute la finale de la Coupe de Monde en se disant qu’on peut pas manquer même si on n’y connaît rien. C’est intéressant de voir le déroulement après la victoire des gagnants, la montée dans les estrades, la remise de trophées individuels et autres; très différent du hockey .
Au fond, il y a plus important; les enfants sont dans leur chambre et leurs parents dans la leur… ont a mieux à faire que d’écouter le foot! Caramba!