Bien souvent les enfants ont des capacités physiques bien plus grandes que leur parents. Ce qui qui vient jouer contre eux, c’est leur mental ou simplement la monotonie. Aujourd’hui on est fière d’eux!
On s’entend que le canal de la Garonne, c’est un peut répétitif. C’est très beau mais pour des enfants le plaisir n’est pas de s’enivrer de la beauté des paysages. Ça prend du plaisir, de la motivation ou quelque chose d’autre pour les faire continuer. Hier, la journée à été un peu pénible même si on a parcouru moins de 35 kilomètres . Il y avait bien sur la fatigue, mais la motivation n’était simplement pas là.. On sait qu’on voudrait faire 70 kilomètres aujourd’hui et qu’il faut essayer autre chose.
Avant notre départ de Toulouse, nous avons acquis un petit appareil électronique qui mesure la vitesse et le kilométrage. On l’installe sur le vélo de Mika espérant que l’attrait de la nouveauté, mais aussi sont esprit de compétition, seront motivés par ces informations.
On avait vu juste, et au delà de nos espérances! On a encore la vent dans la face mais il est moins fort qu’hier (on s’entend qu’avec le vent d’hier, 70 kilomètres, il aurait fallu oublier ça). Océanne et Mika s’échangent l’information sur la vitesse, les distances et les prochains point d’arrêts. Une outil fabuleux pour les garder dans le « beat ». Parce qu’on est sur une piste cyclable, on peu également rouler côté à côté sans se faire frapper par une voiture. Ça change également la dynamique. On fait un petit paquet de 4 vélos et on se raconte des légendes, des histoires, papa fait des quiz… Le temps passe simplement plus vite.
Sur l’heure du dîner, on s’arrête à Agen, dans un petit parc juste après un pont très particulier; ça prend juste la folie humaine pour imaginer quelque chose comme ça. À plusieurs endroits sur le canal, dont celui-ci, les gens de l’époque on construit un pont…au dessus de la large Garonne, pour y faire passer…une autre rivière (La canal). En fait, à cause du dénivelé, si ils voulaient obtenir un canal continu et navigable, ils devaient parfois construire une rivière au dessus d’une autre. (8 mètres de large et 2.5 mètres de profond). Ça donne un look assez incroyable merci.
Notre petit arrêt d’une heure aura fait sacrer papa qui a de la difficulté à faire fonctionner ses réchauds avec le vent. Ça nous aura permis de se remplir le ventre…avec un cassoulet en canne. C’est pas mauvais, mais comment dire, c’est riche et salé. Assurez-vous de faire suivre un tanker d’eau sur le canal, parce que vous aller avoir soif!
L’après-midi s’allonge un peu, il faut quand même plusieurs heures pour faire 70 kilomètres, et les jambes des parents commence un peu à faillir. La moindre petite pente nous fait souffrir. Le seul complètement encore dedans est Mika. Il est même prêt à dire qu’il pourrait encore continuer.
On arrive finalement à Damazan, un très petit village, encore tout ce qu’il a de typique. La place principale a, au centre, une place couverte sur lequel vous trouverez la bâtiment de la Mairie.
Vous voyez que la dynamique marchande est différente ici. N’essayer pas de trouver du pain ou de la viande fraîche à la petite épicerie. Pourquoi auriez vous besoin de ça, quand vous avez un boucher et une boulangerie. Obtenir tout ce que vous aurez besoin pour souper tourne en un voyage au confin de l’espace intersidéral… C’est long.
D’abord, l’épicerie, puis le boucher. Parlons en une peu, parce qu’aller chez le boucher, ça ne résume pas à entrer et sortir. Ici, on s’occupe de prendre les dernières nouvelles des clients d’abord, ensuite on vous servira. On apprendra que monsieur X fait un barbecue demain et qu’il a besoin de savoir comment faire cuire les 17 pièces de viandes différentes qu’il vient d’acheter (on vous évite les recettes quand même). S’y rajoute des discussions sur tout les joueurs de l’équipe de rugby local (Ils sont les fils de qui? Quel sont leurs gabarits?). Une autre dame veut connaître la technique de fabrication des mergez maison et parle des derniers gratteux achetés (et non gagnant). Le plus hilarant, c’est que l’homme et la femme qui tiennent le magasin et qui sont époux, ne se séparent pas le boulot si il a deux client….oh non! Ils restent côte à côte et discutent avec le premier client en liste.
30 minutes plus tard, Patrick peut finalement commander, discuter, brièvement cette fois, et part pour la boulangerie. Sur place, c’est ouvert mais il n’y a personne. Un petit cri et attente, un autre et patiente. Finalement monsieur le boulanger arrive tout souriant et lui vend du pain.
Finalement, on s’arrête au tabac pour les friandises (genre dépanneur). Vous voilà entré dans une zone emplie de zombies dévorant les gratteux. Sans exagérer, quatres personnes sont devant Patrick, et ils achètent tous, sans exceptions, des quantités phénoménales de gratteux (et rien d’autre). 16€, 58€, 32€ et finalement 9€. Si l’activité économique de la ville en est rendu à vendre des gratteux, c’est un peu triste.
De retour au camping, le camp est monté. L’endroit est vraiment super bien et nous faisons quelque chose de différent aujourd’hui. Jean-Marie, à l’accueil, nous a loué une tente avec tout à l’intérieur. Lit de camps, frigo, poêle, vaisselle. On est au ange surtout que le prix dépasse nos espoirs les plus fou (35€…wow!) On va se faire tout un snack!
Tout près, il y un petit lac sur lequel nous apercevons des installations que nous n’avions jamais vu. On parle ici d’un espèce de remonte pente bâti à plat sur l’eau et qui ne sert ici qu’à « tracter » des gens qui font du Wakeboard ou du Kneeboard. Un peu comme un T-bar, les surfers sont tirés autour du lac où ils peuvent essayer de faire des sauts sur des obstacles placés savamment sur l’eau. On se promet d’essayer demain.
Bravo les enfants pour votre record de route aujourd’hui, et bonne nuit chers amis et lecteurs.
