Aujourd’hui nous quittons Toulouse et le camping le Rupé où nous nous sentions maintenant presque des membres de la famille. On dit au revoir à Isabelle et Bruno qui sont aujourd’hui à la réception. On leur promet d’écrire que de bonnes choses sur leur page Facebook (se qu’ils méritent). On arrête faire un dernier croche au restaurant pour remercier Philippe qui a transformé une expérience de restaurant de camping en une véritable expérience culinaire. Bravo! Enfin, on dit au revoir à tout le monde qu’on a côtoyé et aimé ici.
Mika, de son côté, dit au revoir à son copain Leandre, qui est malheureux de le voir partir. Ils échangent les informations d’usage pour rester en contact.
On part et il est presque 13h. Avec notre grâce matinée, le ramassage et finalement les long adieux, ça nous a prit du temps. On s’arrête à ce fameux dépanneur où toutes les friandises sont à un prix qui dépasse toute compétition. À deux, ils ressortent avec 13 palettes de chocolat pour 6£50. Wow! What a deal! Tu ne les aurait pas fait quitter la région sans un arrêt à la Mecque de la cochonnerie.
La journée s’éternise parce qu’on arrête à plusieurs endroits; d’abord l’épicerie, un Super Casino. C’est un endroit exécrable qui est gigantesque, un mixte entre Cosco, Walmart et Woolco.
Walmart
C’est exactement le même genre de taille et de contenu
Cosco
On se pile sur les pieds
Woolco
Si il continue de nous servir aux caisses comme eux, ils vont faire faillite
Sans blague, ils ont au moins 40 caisses et seuls 5 sont ouverte. Tenez-vous bien, 3 sont pour 10 articles et moins (pourquoi?).
On l’a déjà raconté, mais la vitesse de la caissière moyenne ici ne dépasse pas le rythme effréné d’un paresseux. Seigneur… Pouvez-vous vous lever et y mettre un peu d’entrain. C’est pas mêlant, on dirait que vous lisez chaque étiquette avant de le scanner.
Autre détail plus positif cette fois, plusieurs magasins installent des structures avec panneaux solaires au dessus des voitures dans le stationnement. Tant qu’à perdre de l’espace, aussi bien l’utiliser pour quelque chose d’utile. En plus, c’est vachement plus beau.
On fini notre magasinage avec un arrêt dans un magasin de plein air où on achète, pièces de vélos, nouvelles espadrille por Mika (maintenant trop petites) et un paquet d’autres gogosses. Il est presque trois heures et ont a à peine fait 7 kilomètres. Va falloir s’y mettre.
Ce que les gens appellent le canal du Midi entre Toulouse et Bordeau, est en fait le canal transversal de la Garonne. C’est plus ou moins une longue rivière, presque complètement droite, qui connecte l’Atlantique à la Méditerranée. (Construit anciennement pour le transport des biens – On coupe ici les subtilités pour vous éviter 30 paragraphes d’explications). Enfin, c’est ce qu’on fera dans les prochains jours. La première section que l’on fait aujourd’hui à presque 60 kilomètres et sera plus pénible que prévu. C’est presque complètement plat et on a un vent de face. Par le temps qu’on arrive Castelsarrasin, on a notre « gros quota » !
On a cette tendance, surtout Patrick, à ne pas demander de directions. Aujourd’hui, on est « à boutte » et on veut pas tourner en rond pour trouver le camping municipal. On demande donc des informations allègrement à des passants. Qu’elle succès ont aura!
On aura fini par demander à trois personnes différentes, fait presque 8 kilomètres à le chercher pour finalement s’y rendre et voir que c’est fermé, abondonné et loin de tout. Il commence à faire sérieusement noir et on en a assez! Ça ben beau avoir l’air d’une dump et un peu « épeurant » c’est ici qu’on couche ce soir. On a notre souper et on s’organisera avec ce qu’on a.
Comment d’écrire l’ambiance? Le site a été inondé par la Garonne, juste à coté, il y a de la boue séchée partout. Tout est l’abandon, mais le site a peu souffert du vandalisme (qui vandaliserait un bâtiment perdu au centre de la Sibérie), il a bien quelques traces de beuveries, mais ce qui retient l’attention c’est que la nature reprend vite sont cour. On voit encore les tarifs de 2012 et on assume donc que la fermeture date de moins de 2 ans. Malgré tout, la mousse commence à pousser, une toiture est endommagé par un arbre et tout pousse dans le moindre endroit possible.
On décide de se préparer un feu, le premier vrai du voyage puisqu’il n’y a jamais d’installations pour ça dans les campings (surprenant n’est-ce pas?) Pendant qu’on monte la tente, Mika s’amuse avec les bombes fumigènes qui s’est achetées au dépanneur. Il essaie aussi sa torche médiéval acheté à Carcasonne il y a quelques jours. Comme il n’y a personne à déranger, on se permet des choses amusantes.
On se fait un petit souper omelette à côté des tentes qu’on a placé sous une structure couverte (probablement un ancien resto ou quelque chose du genre). Lors du repas, on commence à attendre le miaulement d’un petit chat qui fini par tomber de l’arbre où il se cachait. (Avec l’ambiance qui règne ici, franchement un peu « freakant »). On a beau essayer de le nourrir mais il n’est pas approchable. Il est probable qu’il n’est jamais vu d’humain de sa vie. Il miaule continuellement ce qui nous inquiète sérieusement pour notre tranquillité nocturne.
Au couché, les enfants sont craintif d’être dans un endroit si lugubre. C’est bizarre comment on peut avoir peur d’endroits qui sont au fond beaucoup moins dangereux qu’une grande ville. Au moment d’écrire cette ligne Annik ronfle déjà (c’est la première fois qu’on l’étend ronfler; juré!)










