Jour 63 – Monaco et Nice

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On a fait une très grosse journée de vélo aujourd’hui soit la route entre Vinctimille à la frontière italienne et Nice en France. Sur le chemin, on a arpenté Monaco, mais nous y reviendrons.

Une journée sans histoire malgré les 50 kilomètres et les 700 mètres de monté parcourus. Les enfants sont « cassés » maintenant parce qu’on a pas entendu un seul mot de chialage même si c’était une des journées les plus difficile du voyage. (Il y a de quoi être fière)

Sur la route, nous passerons rapidement Monaco. Nous n’avons, ni le goût, ni le désire de dépenser dans un endroit comme celui-ci. N’empêche, c’est un passage obligé vers Nice. Ce qui est marquant avec Monaco c’est évidement son apparente opulence mais, encore plus marquant pour des cyclistes, la ville est construite sur le plus inhospitalier des terrains. C’est littéralement contruit dans la face presque vertical d’une colline. Lors de notre arrivé, on avait déjà gravi une grande partie de cette colline et on était déjà dans les hauteurs de la ville. Patrick a la merveilleuse idée de descendre dans le port (idée que nous regretterons tous). Si on descend, il faudra remonter. On réalise rapidement que se qu’on descend se payera à grand coup d’acide lactique dans les jambes.

Sur le chemin, nous croisons le casino de Monaco, apparement une chose à voir…on s’en torche solide. Il y a une rangée de voitures de luxe devant l’immeuble et du monde plein la rue. Pas besoin de dire qu’avec nos vélo et nos vêtements plei de sueur on « fit pas pantoute ». On s’arrête devant le casino pour « admirer » la chose et une famille toute guindée nous regarde avec un air qui me vous donne pas le goût d’être leur ami. Une dame en particulier, au visage pétrifié par la chirurgie plastique, nous faire connaître son point de vue avec les parties encore mobile de son visage. (C’est pas évident). La madame au fesses serrées veut prendre une photo de sa fille avec son prince charmant devant cet endroit divin. Elle est pas contente parce qu’on brise le paysage. Mon comprend leur désarrois, pendre une photo causerait, au minimum, l’explosion de leur appareil photo de 4000$. Dans le pire des cas, notre présence sur la photo les mènerait à leur ruine et à l’anéantissement du monde tel qu’on le connaît. On tient vraiment pas à être là et on exhausse son vœux.

On se rend finalement au port où nous tentons de trouver une épicerie. Le port n’a de rien de spécial à l’exception de la marina qui contient des yachts dont la valeur peut nourrir 2 milliard d’habitants pour 10 ans. À part ce léger détail, tout est absolument normal.

On quitte cet endroit pour continuer notre route vers Nice. Nous sommes dans le bas de la ville et pour quitter on doit se taper la monté la plus mortelle jamais vue. Ça monte, ça monte et sa n’arrête pas. En plus la journée est terrible avec un mercure au dessus des 30 degrés. Des tunnels, des sens uniques et des voitures partout nous compliquent la tâche. Dans une ville comme celle-ci, les vélos sont comme un poisson sur l’Himalaya; pourquoi y en aurait-il? En bien nous, nous sommes là, et les petites dames en Mercedes, elles nous trouvent dérangeant; des cris, des klaxons et des gros mots; c’est le « vibe » de l’endroit. On a simplement hâte de quitter.

En direction de Nice, on doit se payer un terrain très montagneux, et pire encore un traffic très intense pour la largeur des routes. Tout ça est très grugeant physiquement. C’est vraiment le pire endroit jusqu’à maintenant. Les enfants sont d’un sang froid extraordinaire. À un moment, on décide de prendre une route plus difficile et plus longue pour échapper à tout ça, et n’avons aucun regrets.

Y a pas à dire, le paysage est vraiment époustouflant et il vaut la peine d’être vue. On traverse de nombreux tunnels coupés littéralement dans la montagne. On doit malheureusement rouler sans trop arrêter parce que nous devons nous rendre à Nice aujourd’hui; aucun camping avant la destination.

Nous voilà dans la ville si convoitée. On cherche un endroit avec le WIFI parce qu’on vient d’apprendre que 25 kilomètres nous sépare du camping le plus proche. Annik demande des directions pour l’office devtourisme et, comme bien souvent, les gens préfèrent nous donner des informations erronées que de dire qu’ils ne savent pas. (C’est pas grave de pas savoir!)?Patrick part seul pour tenter de trouver et après 45 minutes de recherches trouve finalement l’endroit à, ce qui ne pourrait pas être plus à l’opposé des directions fournis…merci beaucoup!

On s’installe sur le bord du bureau d’info touristique à la recherche d’une hôtel pas trop loin et évidement pas trop cher. En Europe, les chambres quadruples sont passablement rare, c’est donc toujours assez difficile à trouver. On identifie finalement quelque chose de vraiment pas trop loin, en fait c’est si simple de si rendre qu’on y croit même pas nous même. On descend, la rue exclusivement réservé au tramway et, près de la gare, nous y sommes. Avec une si longue et difficile route, on s’en plaindra pas.

L’hôtel, qui malgré sont caractère un peu vieillot, est parfait pour nos besoins. Et oui, détail important, on a réservé pour 4 mais la chambre n’a que trois places couchés. Ça fera quand même, un enfant peut tout de même coucher par terre. (On peut pas dire que ça nous tente de recommencer les recherches). L’accueil est fantastique. On est au 5eme et on nous laisse monter nos vélos dans l’ascenseur qui est d’ailleurs si petite que les vélos n’y entre que debout. Des contorsions et un dernier effort et tout est dans la chambre; quel bonheur! On place nos vélos sur le balcon et on annonce aux enfants, que, ce soir, ils peuvent manger se qu’il veulent pour souper. Remise de 20€, instruction de rester ensemble en tout temps, et on les envoie sur la rue, où on trouve tout les restaurants possibles et inimaginables…. Il faut bien avoir 10 et 12 ans pour revenir avec du PFK…allô l’exotisme! Nous on se paye du Chinois….qui vend de l’indien… et on bouffe tout ça heureux devant la télévision. Vive les hôtels!

Good night!

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