Jour 62 – La plage, des vendeurs de « crap » et grand-maman à de super-pouvoirs!

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On reste à Vinctimille aujourd’hui. On répétera à peu près le même scénario qu’hier. Journée sur la plage et de la baignade malgres des vagues moins forte et un temps légèrement plus frisquet.

On discute plus longuement de nos options et décide que pédaler en direction de Nice serait idéal comme point de départ pour le train. Demain matin, c’est décidé, on « pack » et traverse la frontière italo-française. On appréhende un peu le terrain montagneux, mais on a encore une journée pour relaxer.

Sur les plages de Victimille, les vendeurs de gogosses sont nombreux et franchement un peu tannant. Par moment, ils passent si souvent qu’on est interrompu tous les deux minutes. Nos sentiments sont partagés entre l’écœurement et la pitié, parce que si c’est leur gagne pain, le pain doit être petit.

Il faut bien dire qu’on ne connait pas leur situation, mais on a l’impression qu’ils ne vendent pas les bons produits. De toute évidence, ils sont sous l’impression que le marché du petit bracelet « cheap » est en hausse, parce qu’ils en ont tous des centaines. Des lunettes soleil sont aussi des grands favorsi. Patrick en porte en permanence et ils ont une prescription. Il ne sait que faire de leurs « barnick » copiés parce qu’il ne verrait rien dedans. Malgrés tout, les vendeurs fonts l’association entre un gars qui porte des lunettes, et un gars qui voudrait certainement en acheter une autre paire. Ça lui vaudra d’être interrompu des dizaines de fois dans la journée. (Est-ce qu’on peut être interrompu à rien faire?)

On s’amuse à imaginer se qui pourrait se vendre;

– Eau fraîche (il fait 30 degrés calvaire! 1 + 1 = 2)
– De la bière froide (parce qu’ils vendent juste de la chaude à l’épicerie et trouver de la glace ici est plus difficile que sur Mars – malgres des recherches répété, on en a jamais trouvé)
– Des planches de surf miniatures pour les enfants – ou d’autres jouets amusants (il y a plein de parents et grand parents prêt à dépenser leur pensions pour l’amour de leurs enfants)
– Des grignotines (On oserait pas demander des Ruffles All Dressed mais ce serait bon)

Finalement, on rencontre un vendeur plus lucide que les autres. Il vend des cerfs-volant durant une journée venteuse. Pendant que les autres « ti-clis » essayent de pousser un bracelet aux couleurs de la Jamaïque (Pourquoi la Jamaïque?), le brillant garçon enfille les ventes une après l’autre.

N’ayant pas besoin de l’amour de nos enfants, on leur laisse s’acheter ce genre de chose avec leur propre argent. Mika, qui après de année de retenu, achète absolument tout ce qui lui tente (vous vous souvenez des milliers de canettes et bouteilles consignées ramassés?). On le sent un peu comme le naufragé qui vient de s’apercevoir qu’un container plein de Maywest vient de s’échouer sur la plage. Il va pas se gêner pour se bourrer la face jusqu’à la mort. Il profite de son dure labeur après tout il avait presque 1,200$ avant de partir. (Merci buveurs de bière du Québec)

Donc, Mika s’achète le dit cerf-volant sous le son des haut-parleurs du fatiguant qui vend du melon dans son camion sur la rue longeant le front de mer. Une seconde pour parler de cette réincarnation d’Einstein. Un autre entrepreneur ambitieux, mais sans jujotte, s’imagine vendre les 10 caisses de melons à des gens sur la plage. Il passe sans cesse en répétant le même message dans son haut-parleur (on sait qu’il dit melon). Au dernières nouvelles, il a toujours 10 caisses de melon pourris pour le composte.

Mika s’amuse ferme avec son cerf-volant. Océanne et Annik « chill » et se baigne pendant que Patrick lit le seul livre entreprit depuis le début du voyage.

On se fait aborder par une vielle dame, au départ super sympathique et qui parle français. Elle a 76 ans, et est doté de cette faculté unique, presqu’un pouvoir surnaturel, de ne pas savoir comment finir une discussion. Elle a aussi des super gadgets comme celui d’être en mesure de se bétonner les pieds au sol à 2 pieds de nous. Elle a évidement aussi son « générateur-de-phrases-qui-font-pitié-pour-pas-qu’on-parte », un outils à utiliser au moindre mouvement de ses proies. Après près d’une heure de monologue, qui ne s’annonce pas pour finir, on simule un départ précipité pour aller manger (ce qui est faux – Mika à toujours faim mais c’est une autre histoire)

Retour au camping, souper au restaurant ou Annik apprend qu’un litre de vin, c’est plus gros qu’une bouteille. À sa défense, tout est en centilitre et elle est un peu fatigué. Elle apprend donc cette équation simple: 100 centilitres = pacté.

Demain retour en France.

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