Notre expérience, après quelques grandes villes est qu’après 5 à 6 jours, on a le gout de bouger. Vous conviendrez avec nous, qu’avec deux jeunes enfants, visiter des musées ou admirer l’architecture a ses limites. Ils ont ouvert leurs horizons, mais il faut accepter que ce sont des enfants.
Il y a une autre difficulté avec notre type de voyage. On ne sait souvent qu’au dernier moment où nous irons se qui fait qu’on a rarement de préparation avant d’arriver. Quoi visiter ou qu’est-ce qui serait intéressant ou amusant pour les enfants? On est placé devant le dilemme de passer une journée ou deux à planifier ou simplement improviser.
Typiquement, on fini par faire un mix des deux; un peu de planification tard le soir par de la lecture sur internet et beaucoup d’improvisation. Parfois, on a de super succès mais, à d’autres moments, on rencontre l’inévitable surprise, comme des site fermés.
Pour revenir à notre plan de la journée, on décide d’aller à la gare et de décider sur place quel sera notre destination. Notre expérience est qu’on obtient de meilleurs prix une fois à la station et les options de destinations sont plus nombreuses (du moins plus facile à visualiser)
Jusqu’à maintenant on était sur une trajectoire qui nous amenait irrémédiablement vers le sud-est, soit dans les pays de l’ex-Yougoslavie et la Grèce. Le problème avec cette trajectoire est que la période estivale commence, les prix montent et il y a foule. (Surtout pour la Grèce) En plus, si on fait tout le sud maintenant, ça va nous obligera à aller dans les pays plus du nord en octobre lorsque le temps sera plus froid. On décide qu’on va se rediriger vers la nord maintenant, en passant vers la France et on verra par la suite.
On s’arrête sur un train qui se rend dans la ville Ventimiglia à la frontière française, non loin de Monaco. C’est un train régional qui fait sa « run de lait » sur la côte à partir de Rome. Nous serons donc à bord pendant plus de 8 heures.
En attendant à la gare on se fait quêter, comme partout à Rome. On donne de temps en temps, mais on ne peut certainement pas répondre à toute les demandes. Il y a plusieurs stratégies, et certaines sont particulièrement drôle s ou ingénieuses. Une revient fréquemment et consiste à montrer une photo de famille avec des enfants, faire des signes de croix, s’approcher de votre visage et vous baragouiner quelque chose, dans une langue inconnue jusqu’à l’épuisement. Parfois, c’est très élaboré et très long, et on soupçonne qu’il obtiennent de l’argent plus parce que les gens veulent se débarrasser d’eux que par bonté de cœur. Dans le cas qui nous importe, la dame colle même après 20 non. Patrick est obligé de monter légèrement le ton avant d’avoir à avaler un litre de ses postillons… (Yeurkk)… La dame elle est « fru »! Elle le regarde et part.
Un peu plus tard, Patrick est seul à surveiller les vélos. La dame se pointe à nouveau et s’aperçoit que c’est encore le même désagréable qui l’a envoyer promener plus tôt. La romanichelle à l’intention de se venger en lui jetant un sort. Elle lui prend la tête, la secoue en le regardant avec des yeux méchants et formule se qui semble une formule magique…ohhhh…Patrick is doomed!
On se demande tous quel mauvais sort elle lui a jeté? Va t’il devenir soudainement allergique à la bière? (Se serait terrible), ou va t’il soudainement se transformer en raton laveur (on s’en fout, parce que porter des lunettes fumée pendant deux mois vous transforme déjà en ce gentil animal)
Une heure avant le départ, on se présente au quai numéro 22 parce qu’on doit mettre les vélos dans nos grands sacs de transports. Certains trains ont un compartiment mais celui là non. L’exercice d’entrer les vélos dans le train se fait facilement mais trouver un endroit pour les entreposer relève de l’exploit. Patrick tente d’abord de les installer sur les tablettes au dessus de nos têtes. L’endroit est suffisamment grand en hauteur mais les tablettes sont peu profonde. Malgrés tout les efforts du monde, la pile ressemble au pont Champlain avant l’installation de la Super Poutre (vous remarquerez l’utilisation de la lettre majuscules à « Super Poutre ». TVA en a suffisamment parlé pour en faire un nom propre.) Tout est essayé, attachement avec des straps, cadenas et autres mais rien n’y fait, c’est juste trop dangereux. Si il fallait que le train freine trop vite, on aurait tous des cicatrices de dérailleurs dans le front. Nous c’est encore beau mais, l’homme en chemise blanche dans notre compartiment, n’aimerais certainement pas remplacer se dents par celle de la grosse « gear »de nos vélos.
On en profite tous pour relaxer, reprendre le temps perdu sur le blog, jouer au jeu vidéo et se « pogne » le beigne solide.
Les enfants sont simplement extraordinaire, ils ont vraiment compris le rythme d’un voyage. Il sont assit tranquillement dans le train pendant 8 heures. On est impressionné.
Vers 10:00 Mika s’endort jusqu’à notre arrivé prévu un peu avant minuit. Il est tard mais on est motivé. On sort les vélos du train et ensuite de leurs sacs, on re-assemble les montures à deux roues, puis on se dirige vers la sortie… Merde! On a oublié, il faut descendre des escaliers pour passer sous les rails et ensuite remonter. On débarque pas nos sacs et notre attirail, c’est pas vrai! On va descendre et remonter ses escalier « fully loaded ». Finalement ça se passe bien, on sort nos ti-muscles de poulet et c’est fait. Il est passé minuit et on roule dans la ville presque déserte vers notre hôtel pas très loin. On voulait initialement aller au camping mais on a apprit qu’on ne pourrait pas y entrer après 22:00. On a la chance de trouver une hôtel à 100€ dont la réception est encore ouverte.
Tout ce trajet nous a épuisé. Même si on a presque pas mangé de la journée, on mangera demain. (il n’y a pas l’ombre d’une bar Snicker et même d’eau potable sur ces trains; et aucun arrêt assez long pour rien acheter.)
Une note sur les toilette de train. Si vous y aller pour un #1 ou même un #2, vous ferez tout ça directement sur la « track ». Jeter un coup d’œil dans la bol et vous voyez le sol passer devant vos yeux. On trouve ça extrêmement surprenant au 21ieme siècle, faire un gros ça a directement sur les rails! On imagine, que dans le milieu de nul part c’est encore pas si pire mais durant l’attente au quai, on aurait pu sans le savoir lâcher le plus gros des cadeau directement sur le sol dans une des plus grande gare du monde… Ça aurait été gênant!!!