Après une journée de culture et d’histoire intense hier, on veut offrir du fun pur aux enfants aujourd’hui. On épluches les activités possibles sur internet et tombe sur un centre de bataille de fusil laser à intérieur. Il est tard déjà dans la journée parce qu’on s’est couché tard, mais là, on a deux enfants motivés à mort.
On prend le métro pour se rendre à l’autre extrémité de la ligne B. On se retrouve dans un quartier périphérique de la ville loin des zones touristiques. Contrairement à Paris, Rome n’a que deux lignes de métro se qui nous oblige souvent à marcher longuement de la station la plus proche. Les autobus peuvent prendre le relais, mais comprendre les horaires, les trajets et la direction de chaque autobus est beaucoup compliqués et on les a évité pour ces raisons. De toute façon, il fait beau et marcher est souvent la meilleure façon de visiter.
Nous voilà donc au fameux laser gun machin truc. Le propriétaire parle pas un mot d’anglais mais sont enthousiasme dit tout. Le principe est simple, vous payez une hypothèque pour entrer (c’est pas mal cher), puis on vous muni d’un gilet avec une coquille avant et arrière et des lumières/senseurs sur plusieurs endroits du corps. Attaché à tous ça, il y a l’arme de l’ère spatiale. (Le fusil est franchement laid). Vous voulez tirer du laser, vous devez appuyer sur un bouton à l’avant avec votre main gauche et appuyer sur la gâchette avec la main droite (en utilisant les deux mains, ça empêche les gens de grimper partout). Avec le laser vous devez tirer sur les cibles de l’ennemi.
Toute la famille est dans la même équipe; les verts. Contre nous, il y a deux gangs de jeunes habitués boostés au Red Bull. On peut voir que c’est pas leur première fois, ils ont tous la rétine brûlée par les lasers et les genous grafignés par le plywood; on va se faire torcher.
Une fois habillé, on nous enferme dans une énorme pièces avec trois niveaux (une espèce de demi sous-sol et une mezzanine au plancher grillagé). L’endroit a une odeur de pré-pubères en rute et on a monté la température du thermostat à High. Il. Ça fait pas quinze secondes qu’on est la dedans qu’on flottent dans la sueur de nos bobettes. Et vlan, on ferme les lumières. Tout est peint avec de la peinture réagissant au black light; l’effet est capotant. Aussitôt on se met à courir dans ce gigantesque labyrinthe qu’on ne connaît pas. Honnêtement, c’est vraiment trippant. On s’invente des stratégies qui valent pas de la « schnoute ». Plus on essaye, plus on se fait abattre à répétition. On est pathétiquement pourri, n’empêche on s’amuse beaucoup.
Les commandos de pré-ados de la mort on pris le contrôle de la mezzanine et du haut de cet endroit, on se fait transpercer par les lasers. Après 30 minutes de jeux dans le noir, des genoux éraflés, un « truck load » de sueur plus tard et un ego détruit nous sortons essouflé. Patrick et Annik se souviennent pas d’avoir couru autant depuis longtemps.
On en sort et les enfants sont complètement éblouis par l’affaire. On les renvoi pour une autre demi-heure de thérapie par la sueur pendant qu’on prend un drink dans se qui ressemble à une salle communautaire pour les joueurs de donjons & dragons. On a jamais vu ce genre de jeu à Québec, et parce que ça s’adresse au jeunes qui ne peuvent pas jour au Paintball ça marcherais sûrement.
On quitte et on se dirige vers la fontaine de Trévi. Si vous ne connaissez pas c’est un classique de Rome; une fontaine monumentale qui apparemment est très impressionnante. La première chose à savoir sur la fontaine est que vous pouvez vous faire péter les dents par des tires violent de 20 centimes. Les gens, par superstitions, jettent de la monnaie au dessus de leur épaule gauche. On s’entend que c’est pas tout le monde qui a du « visou » et manger de la monnaie dans face arrive certainement dans ce lieu. Nous on aura pas cette chance parce que la fontaine est en réparation, mais sérieusement en réparation. Il n’y a pas une goutte d’eau, des échafauds partout et des grillages autour. Absolument rien de fabuleux à voir. On fera quand même le classique vœux. Patrick, dans son adresse légendaire réussi à s’envoyer un 50 centimes en arrière de la tête en le tirant…au dessus de son épaule. Annik qui observe la scène se pisse dessus. Lors du lancé, la pièce de monnaie ricoche sur une des minuscules broches qui forme la barrière (genre une chance sur 1000), et lui rebondi direct sur le crâne; du grandiose.
Après de si graves blessures, on devait retourner à la maison pour un repos bien mérité. Arrêt à l’épicerie, bouffe à l’appartement et un film loué pour les enfant (Lego le Film). Les parents s’endorment dessus et les enfants veulent continuer à veiller… C’est le monde à l’envers!