On quitte Bonifacio pour la remonté de la côte jusqu’à notre ultime destination en Corse; Bastia. Notre prochain arrêt Porto Vecchio: environ 35 kilomètres par le détour que nous voulons prendre pour éviter la pente abrupte que nous avons descendu à notre arrivé.
Premier constat, plus on essaie moins ça marche. Le détour était long et on a pas sauvé une goute d’énergie avec la route alternative; ça montait autant.
À l’entrée de la ville de Porto Vecchio il y a une affiche qui annonce 34 degrés. À cette température, c’est contre-intuitif, mais vous êtes mieux de rouler pour profiter du vent. À l’arrêt, on sut à grosses goutes à ne rien faire.
Un petit arrêt à l’office de tourisme, et direction le camping en bas de la ville. On devient fou avec les pentes, on vous le jure. Juste à l’idée d’avoir à la remonter, on se met à à voir des malaises imaginaires. Mika s’est apparemment fracturé une jambe en se mettant de la crème solaire…sur les oreilles. Océanne est prise d’un ramollissement osseux des phalanges qui l’empêche de changer de vitesse sur la petit « gear ». Dans le cas des parents; on se fout des raisons des enfants, on a vraiment pas le temps de discuter; on a une bouteille de vin à boire!
Le camping est honnêtement assez merdique merci. C’est pas cher, la dame à l’accueil est sympathique mais le site a subit les attaques du temps.
Voici le topo; à plusieurs endroits sur le site, on retrouve de vielles roulottes toute « pourrites » qui n’ont pas été utilisée depuis l’invention de la roue (Ça explique peut être pourquoi elle sont toujours là, une roulotte pas de roues pourquoi ça s’appelle ou roulotte anyway?). Près d’une d’elle, une table à picnic, la plus « magané » jamais vue. C’est à croire qu’elle vient d’être extirpé de la terre à la suite de fouilles archéologiques. Lorsqu’on l’effleure, elle se désagrège en laissant tomber des termite, des œufs de termite et on ne sait pas quoi d’autre. Patrick fait l’erreur d’y « accoter » son vélo et fait soudainement connaissance avec toute la colonie qui tombe sur ses sacs.
Sur le reste du site, les équipements sont à l’abondon sauf pour la piscine et son bar qui sont franchement bien.
On comprend assez vite pourquoi. La piscine et le bar sont la propriété d’un autre commerçant qui profite de l’achalandage du camping. On passera le reste de la journée ici puisque la piscine est assez chaude pour faire fondre du tungstène; de quoi réjouir les enfants.
Mais avant toute chose, allons nous installer. Si vous pensez que ce sera simple, détrompez-vous, on a le tour de rencontrer les gens les plus désagréable de la terre.
On « spot » un des seul endroit qui a la qualité nécessaire pour une tente: un espace droit. Le reste du site est batti sur les pentes d’un volcan; c’est à dire « pas douette pantoute ». L’endroit est près des toilettes et il est à l’ombre ce qui est rare ici. Pas très loin, deux tentes sur des sites voisins. On ne tardera pas à connaître notre charmante voisine.
On s’assoit et on relaxe avant de monter le camp. La voisine ce pointe le nez, et elle est de toute évidence pas dans son assiette. Le fait quel nous lance des laser avec ses yeux et qu’elle déchire sa brassière en criant nous laisse deviner son état d’esprit. Elle nous fait tout de suite comprendre qu’on est pas les bienvenue.
Comment dire?… On a pas dit encore un mot et elle nous accuse de ruiner sa cure de silence entreprise dans les montagnes du Tibet.
Mais c’est quoi l’affaire? On est même pas installé et tu nous traite de tout les noms, t’a qu’à demander gentiment comme une personne civilisée et ça nous fera plaisir de trouver un autre endroit plus accommodant pour madame la vicomte.
Elle continue et continue; celle là elle va payer pour toute les autres; on a notre quota de niaiserie. Après un bon paquet de bêtises (ça fait du bien!), on change d’endroit et nous retrouvons cette fabuleuse table d’écrite plus tôt!
Petite bière sur le bord de la piscine, cuisson de deux enfants dans le bouillon bien chaud de la piscine, un match de foot à la télé (on s’en torche du foot, désolé les amis européens) et le bonheur de ne rien faire.
CIAO!