Jour 40 – Mika rencontre Mika

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Départ de Sartène en direction de Pianottolli. C’est pas moins de 40 kilomètres. On est raisonnablement positif, parce que Sartène est haut perché, et qu’on espère avoir à descendre un bon moment. On pourrait dire que le résultat est mitigé. De un, on a battu notre record de vitesse dans une descente à 59.2 km/h (on aime battre des records), de deux, si ça descend ça monte vraiment beaucoup aussi (autour de 450 mètres encore aujourd’hui). Finalement, il fait 32 degrés à partir de 10:30. Ça chauffe, c’est complètement fou!

Ce qu’il ressort de l’expérience; avec cette chaleur, 30 kilomètres c’est le maximum. Les 10 derniers kilomètres résultent en l’apparition du chialage et du braillage. C’est très difficile pour les enfants de rester positif et de garder le sourire. Dans cette partie de la Corse, les options d’arrêts sont très limités, on doit se rendre à Pianottolli ou périr. Sans exagérer, de très beaux paysages mais pas vraiment d’endroits à arrêter en chemin pour la nuit. On a envisagé de dormir dans le maquis mais c’est surprenant comme l’endroit est intensément couvert de végétation. De plus, une grande part de celle-ci est pourvu d’épines ce qui nous enlève le goût d’aller vous frayer un chemin avec un couteau à beurre en plastique (l’objet le plus coupant en notre possession). Il serait probablement possible de coucher en plein air, mais le terrain est pas vraiment favorable. On se promet de le faire, mais pas ici.

Patrick est sur son deuxième jour de tour de rein. Ça se passe bien à part les moments ou il change de la position « assis sur un vélo » à « je suis un bipède ». La transition est ardu mais possible. On passe devant de grande pierres empilées d’une grande beauté, et comme c’est le seul moment de sa vie qu’il sera ici, il les grimpe avec Mika. Quel bonheur! On dit que rester au lit avec un mal de dos est pire que de continuer ses exercices normaux. À ce rythmes, il devrait être guéri rapidement.

On descend la route près de la côte et chaque endroit est plus beaux que le précédent. Il n’y a a pas vraiment de mots pour décrire l’endroit, il faut y venir.

On arrive finalement au camping près de la plage à Pianottolli. On se choisi un site vraiment cool bien ombragé dans un environnement digne de la Guerre du feu (Salut maman, je t’aime…on se comprend). Il y a des rochers arrondis empilés un sur l’autre un peu partout avec pleins d’endroits pour grimper. Les enfants y grimpent et y trouvent de petites grotte; très agréable!

On cherche à aller se baigner à la page tout près. On apprendra plus tard quel est de l’autre côté de la rue à moins de 150 mètres. On se tapera finalement 4 kilomètres pour en atteindre une autre; notre planification légendaire nous montre ses résultats. À notre défense, l’Internet sur nos cellulaire, dans cette partie de l’île est digne de l’âge de pierre (10 minutes pour envoyer un e-mail de 5 lignes). On vous parle pas de google map. On économises des sous plus les cartes papier mais lorsque la connexion est mauvaise on en souffre.

La plage est belle et il y a des grand banc d’algues blanchis empilés, Mika se fait un plaisir d’en faire bouffer ses parents pendant la visite. Il en prends plein les mains et les projettent vers nous.

On se baigne malgrés la fraîcheur de l’eau…on a eu tellement chaud aujourd’hui. Durant la descente vers la plage on aperçoit une affiche annonçant la pizzeria chez Mika. On doit absolument y a aller. On rencontrera peut-être finalement un autre Mika. Ce serait une première pour notre petit dernier.

On se presente au restaurant très tôt, pour tout dire vers 18:00 avec la ferme intention de manger. On devra se contenter parce qu’on ne sert pas de bouffe avant 19:00. On me s’habituera donc jamais!

Mika est Le proprietaire du resto. C’est un gros bonhomme jovial et taquin. On mange finalement de l’excellente pizza et on lui demande de prendre une photo avec Mika devant son four à bois. Il nous fait toute une surprise… Il sort un revolver, un vrai, de nul part et le met dans les main de Mika.

Il lui dit;

On va prendre une vraie photo à la mode Corse.

Les corses on cette réputation d’être un peu bandit sur les bords. Tout ce passe si vite, que Mika a le fusil dans les mains…on regarde la scène patois…on prend la photo.

Mika est vachement intrigué. Mais pourquoi a t’il un fusil, est-ce un vrai, de quel marque est-il, etc… Il semble que la réponse officiel, est qu’il aime faire fuir les chats avec.

De retour au camping, on doit subir les foudres de la route… Des pentes et encore des pentes. Pour être honnête, c’est si difficile que la majorité de nos pensés vont simplement à trouver des moyens pour les éviter. La plupart de temps, il n’y a simplement rien à faire.

Il fait si chaud ce soir que nous dormirons dans nos tentes sans double-toit. On espère voir des étoiles mais la lumière de la lune sera finalement trop présente. Avant le couché, on tente de mettre le blog à jour pour la 10eme journée consécutive mais il sont abonné à un forfait intermédiaire de Vidéotron…avec 800 personnes branchés dessus; rien à faire.

Salut tout le monde!

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