Jour 39 – Moman…pourquoi????

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Ce matin, on quitte Propriano en direction de Sartène. On se doute qu’on va souffrir parce que la ville est perché dans les montagnes. C’est un passage obligé vers la Bonifaco au sud. On se prépare en vitesse parce qu’on connaît les ravage de la chaleur Corse. Depuis notre arrivé, il fait 27 degrés et plus et honnêtement l’ombre est un allié. Vous serez sans doute surpris, mais nous n’avons pas encore subit de coup de soleil catastrophique. Dans le cas Patrick, c’est simplement un miracle. Patrick et Océanne ne sont désormais plus transparent tandis qu’Annik et Mika pense émigré sans visa dans un pays de l’Afrique noir.

Ce matin, nous faisons connaissance avec un autre membre de la police secrète roumaine. On ne parle pas de la dame qui s’occupe de la piscine mais bien une autre. Il faut croire que si on veut travailler ici, il faut avoir fait un stage à Guantanamo ou dans les prisons syrienne.

La madame est dans un humeur splendide ce matin, elle n’a que peu d’écume sur le bord de la bouche.

Un léger mise en contexte pour les non-initiés. Nous en somme à plus de 10 locations de petit chalet/bungalow depuis notre arrivé. C’est un peu comme une chambre d’hôtel dans un camping où on y ajoute une cuisine pour se faire à manger. Généralement, on quitte comme dans une chambre d’hôtel. On ramasse nos affaires sans faire un ménage complet, ce qui nous parait normal.

Suite à sa formation en intimidation, la dame arrive en trombe à notre camping quelques minutes avant notre départ. Elle est là pour ce qu’elle appelle l’état des lieux.

Il faut dire que hier soir, on a fait un incroyable party où nous avons bu une bouteille de vin et mangé du spaghetti avec nos deux enfants. Vous imaginez l’état de l’appartement après une tel débauche. À un moment dans la soirée, nous sommes même allé aux toilettes et, aussi incroyable que ça puisse paraître, on a dormi dans nos lits.

Revenons à notre petit dame, elle inspecte et n’en revient pas…on a pas fait les lits, passé le balais, nettoyé les douches et toilettes et imaginez l’incroyable affront; deux assiettes et deux verres reste à laver! Elle se promène et elle est scandalisé, elle répète sans arrêt la même chose; « alors là non! »

On a beau lui dire qu’on ne savait pas qu’on devait faire le ménage avant de partir (ce qui est un peu absurde, mais bon), et qu’elle peut quitter, on s’en occupe. Non! Madame tient à nous faire « fealer cheap » et elle continue encore et encore. Patrick doit monter le ton pour la faire sortir. On fait le ménage comme elle le désir et on quitte sans dire un mot. Elle en a pas fini avec nous! On est maintenant à la guérite et on discute avec la gentille dame de l’acceuil. La grosse désagréable se pointe les 4 fers en l’air en s’adressant à la femme à qui on parle.

Je suis pas contente de ces gens là, c’est des pas propres, ils sont vraiment degeulasse!

Le tout devant nous sans s’adresser à nous…une technique de lâche. Annik pogne les nerfs! Vous connaissez Annik la douce, mais quand elle pogne les nerfs, tâsser vous! Elle lui laisse savoir sa façon de penser assez nette merci et on quitte finalement. C’était si bien parti, mais parce qu’ils s’acharnent à engager des abrutis on sort de l’endroit avec un souvenir mitigé!

Suite à cette histoire et d’autres, notrerésolution est d’exiger la politesse dès les premiers moments de dérapage. Voyons voir si on sera capable!

La dame à l’accueil nous indique la route à suivre en montant près du cimetière. On la monte pour finalement se rendre compte, une fois terminé, qu’une route bien plus facile existait ailleurs. Cette section est la pire que nous avons vu, au point où les filles sont incapable de rester sur leurs vélos pour monter. C’est vraiment trop, du genre côte de la montagne à Québec mais beaucoup plus longue.

Pour toute cette section, vers Sartène, qui ne dure vraiment que 15km, il y a qu’une seule courte descente, le reste monte et monte encore. L’approche finale est interminable; prêt de 300 mètres d’une traite. On monte pendant plus de 45 minutes. Il fait incroyablement chaud, prêt de 30 degrés et Océanne a des problème sérieux de surchauffe. La petite chouette manque carement d’air malgrés notre vitesse réduite. On l’arrose avec nos bouteilles d’eau et la somme d’enlever le moindre morceau de tissu superflu. On doit s’arrêter assez longuement à l’ombre pour lui permettre de refroidir. Au bas de la montée, on aperçoit un camping que l’on ignore espérant trouver quelque chose de plus proche. Nous regretterons cette décision…

On monte et sur la route on aperçoit un tuyau qui jette de l’eau dans le canal, l’eau est fraîche. Tout le monde s’asperge allègrement et on a l’impression d’avoir trouvé un oasis au milieu de désert. Océanne va beaucoup mieux. On atteint Sartène en début d’après midi. On se paye un délicieux lunch sur une terrasse de ce dimanche après-midi.

En haut, rien à faire. Aucun endroit pour dormir. On doit redescendre la pente, puis revenir à nouveau (en haut) pour le souper parce qu’aucune épicerie n’est ouverte le dimanche. Notre seul options sera de remonter ce soir, puis de redescendre pour la nuit et finalement la remonter demain matin. Yeuuurk!

Au camping, on fait la connaissance d’un gentil messieurs âgé du nom de Antoine. Son camping est joli, rustique et familiale. Il est vraiment super fin, le genre de personne qui se rappelle de votre nom dès le premier instant. Il nous raconte qu’il est un ancien légionnaire et qu’il a fait la guerre d’Indochine, le Vietnam, l’Algerie et à vécu la 2ème guerre mondiale comme enfant en Afrique du Nord. Il nous rappelle que c’était le débarquement dernièrement et qu’il y a eu des émissions spéciales sur le sujet. On lui dit que ça doit être particulièrement significatif pour lui. Il cesse de parler parce que l’émotion est trop grande. C’est touchant de voir comment la guerre laisse des traces même après des décennies.

Il a une super attitude avec ses visiteurs. Il nous dit d’entrer dans le magasin pour se servir au besoin et que la clef est attachée à une corde prêt de la porte. On aura qu’à lui dire ce qu’on a consommé demain. Depuis 1998, il est arrivé que très rarement que les gens le vol. On trouve que c’est une bonne leçon pour tout les propriétaires de camping qui prennent des copies de nos passeports à l’entrée. Contrairement au Québec, on paye à la sortie au lieu de l’entrée. Ça les oblige à prendre toute sortes d’informations pour éviter de se faire voler.

Note pour les français; faite donc payer les gens à l’entrée, ça vous évitera bien du travail.

On ne restera qu’une nuit ici, mais ce soir nous remonterons cette pente ignoble, et on ira manger en ville. On décide de mange sur une terrasse un peu à l’extérieur de la place centrale. On espère y trouver des prix plus raisonnables. On fait un excellent choix. On mangera chacun un plat du jour que l’on partagera. Une lasagne, une saucisse au foie typique de Corse, du saumon ainsi que des cannellonis. Un petit fait cocasse, le chien sur place s’appelle Ici! Très drôle!

On redescend la cœur léger au camping et on bat notre record de vitesse; plus de 58km/h. On dira se qu’on voudra, mais descendre est tellement agréable quand on y laisse sa sueur en montant.

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