On se lève à l’hôtel et la journée s’annonce ensoleillée. Notre plan est d’aller visiter le musée de Dali à quelques pas, et d’enfourcher nos vélo pour se rediriger de nouveau vers la côte? Comme il y a plein de choses qui arrivent en voyage le musée de Dali est fermé le lundi. (Et parce qu’en terme de planification on se classe 184e mondialement juste derrière le Zimbabwe et devant la Corée du Nord – On dit que Kim Jong Un est un très mauvais planificateur de voyage…il refuse d’utiliser Expédia par principe).
On sait pas quoi faire et en plus le soleil nous a tous rendu hideux. Patrick a la nez rouge et une galle sur le nez, les oreilles de Mika se comportent comme la queue d’un lézard, elles sont à veille de tomber, Océanne, a son premier bouton d’ado sur la bord de la bouche causé par le soleil et finalement Annik, sans rapport avec le soleil, a des bleus à la grandeur des jambes, et elle même ne sais pas pourquoi. (Annik fait des bleus très facilement, comme cette fois en 1993 ou elle est entré violemment en collision avec une avion en papier et est devenu bleu sur l’ensemble du côté droit de son corps).
On est aussi tous déjà à bout de porter toujours le même linge pas toujours impeccable. Les gars sont victimes du véto de filles et on doit aller faire les boutiques. Triste constat, essayer pas de trouver de culottes courtes pour les fille ici, apparemment personne en porte… C’est hilarant parce que maintenant qu’on regarde les filles sur la rue, on voit bien qu’elle ne portent presque pas de pantalons courts.
Petit arrêt au resto de kebab, et direction forteresse de St-Ferran. Toutes les autres attractions sont fermés, on se rabat donc sur cette citadelle, qui a l’avantage d’être la plus grande d’Europe.
On fait le tour auto-guidé, pas de blague, avec un système à cassette!!! Le système au complet avait l’air d’un radio à onde-courte directement sorti de l’émission Chips et devait peser au moins 5 lbs. Complètement ridicule.
La forteresse, est vraiment gigantesque, il a des écuries pour 500 chevaux, et 6,000 soldats. C’est très vaste et vers la fin on divague tellement c’est long faire le tour. Océanne à l’idée de faire un film de zombie dans cet environnement très propices. L’endroit est vraiment lugubre. En plus, c’est vraiment surprenant, mais le site est l’équivalent de 40 terrains de football et, c’est pas une blagues, nous sommes absolument les seuls visiteurs.
Pour revenir à nos zombies, comme il n’y a aucune surveillance on peut grimper et passer partout. On abuse un peu sans rien briser bien sûr. Nous sommes dans les écuries, un long et très impressionnant couloir avec 250 places pour des chevaux. À la base du mur, il y a 250 trous rectangulaires au sol dans lequel un homme peut passer. Patrick, rampe dans un de ces trous, pour faire semblant que le zombie en sort. À un moment, il reste coincé, les genous au sol et le derrière bloqué contre le haut de l’ouverture. Après un seconde de panique, il fini par se défaire, se retourne et en ressort en imitant le zombie agonisant. On rit un bon coup surtout quand les enfants s’aperçoivent que papa a ramassé 200 ans de poussière avec son dernier kit de linge semi-propre. C’est atroce. Il n’y honnêtement rien à faire, il est officiellement un pouilleux. Avec sa coupe de cheveux à la Sylvester Stallon, qu’Océanne déteste d’ailleurs. Il ressemble vraiment à Rambo, sans les muscles, sortant d’un trou où se cache des Viêt-congs.
Comme une niaiserie attend pas l’autre, Annik avec son goût habituel de cracher, entreprend de frapper un petit lézard sur le mur d’un puit avec son crachât (Note: pour Patrick, qui la connaît depuis prêt de 25 ans, cette envie de cracher partout est une surprise. Elle a toujours su démontrer une santé mentale impeccable, mais depuis 2 semaines, on sait pas ce qu’il lui pogne.). On fini par être tout autour du puit a tenter d’atteindre le lézard, et voilà qu’Annik ne sait plus cracher qu’en spray. Océanne, contre toute attente, atteint la cible avec brio. Et comme si rien n’était, on continue la visite.
On paye pour le tour guidée et c’est vraiment un bon move. Le guide est vraiment super bon et extrêmement dynamique. On est en saison basse. Il nous fait visiter tout les quatre, seul, pour presque pour 1h30.
C’est vraiment une visite originale, on commence par visiter une partie souterraine avec nos lampes frontales. On apprend qu’un des dangers d’attaque dans les citadelles était par le sous-sol. Ils ont donc creusé une séries de tunnels, 5 au total. Dans chacun de ces tunnels, ils positionnaient 6 hommes stratégiquement simplement pour écouter si des troupes armées creusaient dans leur direction. C’est vraiment dingue.
C’est lugubre là dedans, on descend un tunnel de 200 ans de 80 mètres de long et on choisi un des 6 tunnels adjacents. Au atteint une minuscule pièce dans laquelle nous nous entassons et où un soldat passait de longues heures à simplement tendre l’oreille dans l’éventualité d’une invasion.
On sort et on continue le tour de la forteresse dans un vieux Land Rover 1977 de style Safari. On mesure vraiment l’ampleur de la citadelle. Elle a pris 40 ans à construire à 4000 hommes. Pour avoir la quantité de pierres nécessaires, ils ont commencé par littéralement couper le haut de la montagne, puis après un moment en sont venu à la conclusion qu’ils manqueraient de pierres pour compléter. Ils ont dû excaver les environs pour terminer l’ouvrage.
L’ultime de la visite, et ce que les enfants attendent le plus; la visite des réserves d’eau souterraine. Sous la citadelle, est construit un système de réservoir, 4 au total, ou on peut emmagasiner l’équivalent des besoin en haut de 6000 soldat pour un an en cas de siège. Depuis 1970, le réservoir n’est plus alimenté en eau par l’aqueduc original parce que l’état espagnol a construit une autoroute dessus. Le résultat est que l’eau que l’on retrouve dans ses réservoir est là depuis 40 ans et quel est encore potable. Le plus fou est que nous descendons sous terre, seulement nous quatre, et nous apprêtons à monter dans un canot pneumatique pour les visiter. L’eau est limpide et ce qu’il y a de plus surprenant est l’état des réservoirs. Malgré leur 200 ans, ils sont impeccable et toujours étanche, comme quoi la qualité c’est encore possible. Mika et Océanne donnent quelques coup de pagais, c’est un moment unique. Les enfants adorent.
On sort et la visite est fini. Nous auront finalement passé près de 4 heures sur le site. Merci Enrique notre guide.
Retour à l’hôtel, petit burger dans un café et dodo. Demain, visite du musée de Dali!

