Jour 16 – Du vent, des vaches, des zombies mais pas de tortues

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On c’était habitué à la facilité mais imaginez vous qu’en Espagne il ne parle pas français, quel scandale!! Nous qui pensions que nous serions reçu comme chez nous partout dans le monde, quel déception!

Lorsqu’on doit poser une question, il faut la formuler dans cette langue étrangère, un peu bizarre, qu’est l’espagnol. On demande un site de camping en faisant de grands signes triangulaires sans aucun résultat. Il nous semble que le triangle est le signe universel de la tente, faudrait pas penser qu’on veux jouer de l’instrument… Surtout quand la question est posé dans un camping… à l’orchestre symphonique je dit pas, mais dans un camping, qu’est-ce qu’il a d’autre en triangle? Une pointe de pizza, un rond sur la brosse, une pointe de flèche?

Le choc culturel est intense! On achète des olives, et imaginer qu’il y a un noyau au centre! Abasourdi, nous sommes allée dans l’arbre prêt de l’épicerie pour voir si elles poussaient bien avec centre en piment rouge… Et bien non! Il semble que c’est une espèce probablement unique qui pousse avec un noyau. Pourquoi une variété aussi bizzare?

Les chocs se succèdent à un rythme fou, il n’y a pas de Ruffles All Dressed dans les épiceries, les vaches ont des cornes et sont brunes, le frites s’appellent patatas fritas, et lorsqu’on demande une poutine on nous pointe la Russie sur la carte du monde. Tout nos repères s’écroulent!

Il faut le dire, le nord de l’Espagne est très beau, mais que faire lorsque le simple désir d’aller magasiner chez Walmart un dimanche après-midi est frustré par le fait qu’il n’y a pas de walmart…sic…que les gens ne travaillent pas le dimanche… et le comble…il dorment entre 14:00 et 17:00 ou encore, si ils ne dorment pas, passe du temps avec leur famille. Que fait t’on de nos besoins primaires? Que fait-on des besoins urgents du dimanche comme l’achat d’un rack à épices multi-étages ou des recharges Swiffers? Y a t’il encore de l’espoir dans ce monde?

Aujourd’hui, une journée un peu relax. On part tard, ayant essayé de faire du magasinage dans un village de 1000 habitant sans succès, nous reprenons la route. Nos bagages sur les vélos, nous commençons à monter direct en partant. On a qu’un petit 15 kilomètres à faire, mais après trois jours a monter dans la face d’un singe, nos jambes ne sont pas à leurs meilleurs. On se tappe, sans bien que mal, le voyage jusqu’au camping de Garriguella.

Sur la route, nous sommes témoin d’un spectacle étrange. Des agriculteurs tentent de faire entrer des vaches et leurs petits dans un camion. Les petits sont trop cute et la scène tourne en spectacle partisan. Les enfants prennent pour les petits bébés et crient de se cacher. Ils ont leur joueur vedette qu’ils ont nommé avec finesse et originalité; Caramel. Nous les parents, on encourage les agriculteurs parce qu’on aime ça les hamburgers. Nous quittons avant la fin mais ne donnons pas cher de Caramel.

Il est maintenant 2 heures, nous sommes affamés, et absolument tout est fermé, et en plus le village ou le camping est situé est vraiment minuscule. On passe les prochains deux heures à chercher. En désespoir de cause, on trouve finalement un petit restaurant ouvert. On a tellement faim qu’on commande beaucoup trop de bouffe..absolument pathétique.. On se retrouve avec un paquet de plats immenses, un macaroni gratiné, une sorte de salade chaude de poix chiche et une soupière complète de soupe au poulet…et ça ce n’est que les entrées… On bouffe tout ça et on est déjà à bout de souffle mais la suite s’en vient. Filets de porc et saucisses typiques de la région avec frites… Mika, qui a toujours de la place pour dessert nous supplie littéralement pour ne pas en commander. À un moment, on est convaincu qu’Oceanne a prit 20 livres tellement elle a mangé.

On retourne au camping avec la promesse que papa se baignerait avec les enfants. Ça c’était avant de savoir qu’il était possible de légalement opérer une piscine remplie d’azote liquide. Elle est froide sans bon sens! Papa refuse d’honorer sa parole et laisse Mika prouver à tout le monde qu’il est le plus brave.

Mais pourquoi sommes nous ici de toute façon? Et bien, nous voulions voir un centre de reproduction des tortues. Mais maintenant que nous nous sommes tappé la route, on apprend que ce n’est pas ouvert avant juin. Que voulez-vous? On fout le camp demain c’est garantie!

Dans la soirée, on se fait a souper sur le bord du muret…parce qu’on vous le donne en mille… pas de table ou chaises ici. Des merguez, du couscous qui finalement était de la germe de blé et finalement tomates… Beuuuuuu! Les enfants opèrent les réchauds pour la première fois. Ils se débrouillent bien.

Dans la soirée, on délire. Le camping est presque vide, et les seules personnes sur place sont des personnes âgées; elles sont désormais des zombies qui veulent nous dévorer. C’est vraiment n’importe quoi! Il faut bien passer le temps.

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