Jour 14 – BANG! Les Pyrénées dans la face et les jambes

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On est décidé, on part vers l’Espagne. Entre nous et l’Eldorado se trouve les Pyrénées, une section au moins. On avait pensé à plein de scénarios avant notre départ, et une chose qu’on croyait important était de ne pas faire trop de terrain montagneux au départ, question de s’acclimater. Au diable… Il y a rien que les fous qui ne changent pas d’idée.

On affronte les Pyrénées dès maintenant. On sait honnêtement pas dans quoi on s’embarque, mais on pourra toujours sauter sur un train et retourner chez nos mères plus tard. À notre défense et à ceux qui connaissent le terrain, on pourrait argumenter que c’est du « soft » Pyrénées puisque que que nous sommes prêt de la côte et qu’ici les montagnes descendent vers les montagnes rapidement, elle sont donc pas les plus grosses. Croyiez nous sur parole, elles sont par contre plus grosses que les Laurentides.

Jusqu’à maintenant, le sort a été clément avec nous mais maintenant il faut payer. Nous avons tous fait un peu de vélo au Québec avant, mais rien ressemble à ça. Imaginer des montagnes assez hautes pour qu’on décide de tracer une route qui monte de droite à gauche , qui monte lentement et dans la douleur vers le sommet. C’est si abrupt qu’on doit faire des détours pour permettre une ascension raisonnable des voitures. On s’entend que les ingénieur en génie civile n’ont rien à faire des vélos; le résultat: on pédale à la dernière vitesse pour 30 minutes, pour ensuite descendre pour quelques minutes au niveau de la mer. Vous recommencer ce processus plusieurs fois, et vous avez une idée de notre morale. Les enfants sont extraordinaires, simplement extraordinaires. C’est seulement 15km, mais avec 250m de dénivelé.

On passe à travers plusieurs petits villages et on s’arrête à Banyuls au camping municipal. Comme partout ailleurs c’est mort, il n’y a pas d’enfants, seulement quelques personnes âgées. On apprend une bonne leçon sur les mœurs du sud; ne jamais interrompre une partie de pétanque au risques de votre vie. En montant dans le camping, les enfants prennent un raccourci et passe entre les joueurs et le cochonnet… crime indescriptible. La dame commence à nous invectiver à grand coup d’andouilles et d’autres insultes inconnus. Après, deux occasions, on commence à croire que Patrick n’aurait pas du manger d’andouillettes, peut être que l’odeur nous suit.

Le camping est un peu ordinaire, et comme à l’habitude aucunes tables en vue. Nous partons à la chasse et revenons bredouille. On se résigne à visiter les environs, le port et à se payer un bon souper dans un restaurant de la plage. Au menu, entrecôte, saumon et de la lotte. Tout le monde est heureux, le paysage est superbe mais encore un peu frisquet et nous dormons bien en rêvant aux prochaines montagnes à monter.

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