Nous quittons St-Cyprien ce matin sans aucun remord, nous détestons ce camping. Nous voilà sur nos deux roues en direction de Collioure à l’entrée des Pyrénées, en fait, à l’entré de ce qu’il reste des Pyrénées avant la mer. Quelques côtes en route, mais rien de trop éreintant pour nos pauvres petites jambes. On fait 15km, qui se passe bien en général.
Nous arrivons au camping, qui est un 5 étoiles. L’endroit est superbe, la Méditerranée d’un côté, les montagnes au loin, et les hauts vallons remplis de vignes de l’autre. L’endroit est vachement luxueux, on comprend à 65$ la nuit! Une piscine chauffée, un spa, terrains de tennis, trampoline géante, installations top notch…et aucune table ou chaise sur votre terrain de camping. L’attente est de vous voir assis par terre dans la boue avec une colonie de fourmi vous dévorant les mollets. Criez au désespoir avec un regard vide de damnée et on vous obtenez des point supplémentaires! Bon, une table et des chaise, on s’entend, c’est de la haute technologies! Il faudrait pas avoir des attentes irréalistes tout de même. Dans les circonstances, repérer et traquer le mobilier de jardin est devenu notre nouveau sport national. Annik, applique d’abord savamment des phéromones de tables près des buissons. Patrick agite subtilement une nappe à carreau pour titiller l’instinct animal de la table. Avec un peu de chance nous tomberons sur une maman table avec sa nouvelles portée de chaises en résine de synthèse. Les enfants apprennent à imiter parfaitement le cri de la chaise souffrante qui frottent sur le plancher sous le poids d’un obèse. Qui sait, un gros mâle de 8 places en chêne sortira peut-être de sa cachette?
Notre chance frappe, une petite famille d’ameublement de patio dort sur la balcon d’une cabane tout proche. Tel une tribu préhistorique, nous les attrapons durant leur sommeil et les ramenons sur notre site pour la journée. (On parles ici d’un emprunt et non d’un vol).
La tribu poilue à faim. Papa poilu, qui ne l’est pas tant que ça, saute sur sa monture vers Collioure pour aller chercher des vivres pour le souper. La route est très abrupte pour si rendre, il sait que les enfants ne vont pas aimer demain.
Collioure est absolument fabuleuse, très, très beau. On la visitera demain tous ensemble, si maman poilu est d’accord. Patrick reviens à la maison, on se tape un petit souper, pain, fromage et autres sur la table et sa famille de jeunes chaises en captivité. On se promène dans les criques environnantes. Les vagues sont petites pour la force des vents. On va se faire malmener cette nuit dans nos tentes c’est sûr, nous somme sur le haut de la falaises au grand vent.
Bonne nuit!